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L'expansion européenne a été stimulée par les differentes puissances. Mais il y a deux principes importants : une hausse démographique et la révolution des transports.
En 1815, on retrouve en Europe 190 millions d'habitants et en 1914, 450 millions. La grande vague de colonisation correspond aux années 1870-1890, là où la croissance démographique est la plus forte. L'émigration va encourager la colonisation politique.
Au cours du XIXème siècle, 40 millions d'européens qui quittent leur Patrie. En 1887, il y a 800 000 européens qui partent ; et en 1907, 1 400 000. Cette dernière année représente l'exode le plus fort et le plus massif.
Les années 1880-1885 sont marqué par l'arrivé de la vapeur, supplentant la voile. La révolution des transports va permettre de transporter les personnes plus rapidement, si bien que l'on hésite moins à s'expatrier. La Compagnie Générale Transatlantique (CGT); soutenue par Viviani, et la Compagnie Frycinet sont créées. Ces dernières compagnies vont fortement encouragées les gouvernants à pénétrer topujours plus avant en Tunisie. Ces compagnies vont encourager les Etats a envoyer des troupes, troupes qui seront alors transportés par ces mêmes compagnies. L'Europe domine techniquement le monde. Ce progrès de la marine va permettre la pénétration dans les terres, car il permet de remonter les fleuves plus aisément.
Les progrès de l'expansion européenne commence à la fin du XVe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, la première phase est aboutie. Elle s'arrête pendant un demi siècle. De nouvelles questions économiques apparaissent, des questions imposant la découverte de nouveaux débouchés. L'Angleterre va imposer des traités de commerce (imposant la suppression des droits de douane) en créant des comptoirs (Gibraltar, Malte, Singapour, Aden, Hong Kong) à des pays neufs :
Dans les années qui vont suivre, les traités de commerce ne suffisent plus. On décide donc dans les années 1870, de controler les territoires.
De 1873 à 1893, des nouveaux problêmes économiques se font jour : on ne trouve pas de débouchés pour les productions ; si bien que l'on décide de passer à une politique proprement coloniale. On a besoin de matière première, mais on a surtout besoin de débouchés. Il faut une politique protectionniste, comme la France le fit dans les année 1880. On ne va plus faire de traité de commerce avec les petits pays, on va les conquérir. Les français vont essayer de contrôler l'Indochine, les Britanniques, eux, vont s'interresser à l'Egypte. Léopold II, va conquérir le Congo, qui devient une propriété personnelle du Roi. Ce sont les allemands qui poussent les français à conquérir la Tunisie, plutôt que les italiens, pour éviter que les français ne pensent pas à la revanche et ne tournent leurs armes vers leur voisin germanique. Le courant revanchard, va s'opposer à l'idée coloniale. Le courant coloniale va l'emporter. Il y a également le besoin de sécuriser les routes maritimes, comme Alger. Une fois que l'on a des bases sur la côte, on décide de partir à la conquête de l'intérieur du pays. Les français partent coloniser au noms des grands principes républicains. Cela permet également d'apporter du rêve aux masses. Le sens des affaires est le ferment de l'idéologie coloniale.
Les Sociétés de Géographie se créent dans les années 1820. Le nombre d'adhérent est important. Mais ce n'est pas un mouvement de masse. Léopold II va utiliser la société de géographie belge pour la prise du Congo. Ces organisations se réunissent en congrès internationnaux. Il dévelloppe un idéal de la colonisation.
Les sociétés missionnaires se dévelloppent dans la seconde moitié du XIXème siècle. Elles vont s'établir en fonction de la population ainsi que dans les circuits de la traite des esclaves.
Les missions protestantes sont indépendantes de leur Eglise. Les missionnaires anglais sont les premiers avec la Society of Gospel et la Bible Society va se spéficier sur les Indes. Elles vont jouer un rôle important dans la doctrine de la puissance coloniale. Les protestants français vont réussir des missions à Madagascar et en Nouvelle-Calédonie.
Les missions catholiques sont beaucoup plus hiérarchisé, elles dépendant de la Sacré Congrégation de la Propagation de la Foi. Les Jésuites reprennent leur mission évangilisatrice, vont s'accélérer et particulièrement en Chine et en Indochine. Les Asomptionnistes préfèrent le Moyen-Orient ; les pères Blancs du Cardinal La Vigerie s'intalle en Amérique du Nord.
Léopold II va également utilisé les missions catholiques pour assoir son autorité morale sur le Congo. Au Maroc, les espagnols vont faire appel aux franciscain. Ces missions vont freiner et dénoncer les méfaits de la colonisation. Les missionnaires vont accompagner les troupes coloniales. En 1900, les liens entre les missions et les colonisateurs sont très proches.
Pour conquérir l'opinion publique, la France va créer des « comités » chargés de représenté la colonisation de leurs « pays » respectifs. Mais ce n'est pas un mouvement de masse. Des personalités importantes se trouvent à l'intérieur de ces mouvements avec à la tête de ces associations coloniales. Il va y avoir un courant colonial, transgressant les lignes partisanes, mais qui restent principalement ancrés à gauche, au nom de valeur civilisatrice et porteur d'une lumière devant atteindre tous les peuples...
"Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'ily a un devoir de civiliser les races inférieures" (Jules Ferry à la chambre des députés le 28 juillet 1885)
Avec toutes ces organisations, il est difficile à l'opinion publique d'échapper à la vision coloniale.