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Mme Poletti, député UMP est l'auteur d'un intéressant rapport, reconnaissant les « séquelles psychologiques ultérieures constatés par tous les professionnels de santé »1.De plus cette étude montre que « deux tiers des jeunes femmes de 16 à 25 ans avaient utilisé une méthode contraceptive avant leur IVG », soit près de 10 000 jeunes femmes. « en 2005, 85,1 % des personnes âgées de 15 à 24 ans sexuellement actives déclaraient '' faire quelque chose pour éviter une grossesse''. Pourtant, le taux des IVG des jeunes adolescentes ne cesse de croître, révélant ainsi les échecs de leur contraception. »2 Alors pourquoi cette hausse ? Ne serai-ce pas dû comme le souligne le rapport de David Paton et Saourafel Girma, tous les deux professeur à la très sérieuse Nottingham university, publié dans le Journal of Health Economics, une très sérieuse étude3, montrant que plus l'offre de moyen contraceptif croît plus le nombre de grossesse non-désiré (et donc d'IVG) augmentant par simple effet de levier ?
Le panel de cette enquête est composé de jeunes sur sur la période allant de 1998 à 2004. Ils ont comparés le nombre de grossesses non-désirées entre les les régions de Grande-Bretagne où la pilule du lendemain est fournie gratuitement en pharmacie aux adolescentes de moins de 16 ans et celles où une prescription médicale est nécessaire. Alors que le phénomène des grossesses adolescentes se réduisant au tournant du millénaire, la mise en place en 2004 de régions tests où étaient délivrés gratuitement les pilules du lendemain aux adolescentes, provoqua une nouvelle hausse de ces grossesses.
Une autre enquête mené internationalement4, celle-ci, conclu ainsi : « À ce jour, aucune étude n'a montré que l'accès accru à la contraception d'urgence réduit les grossesses non désirées ou les taux d'avortement.
De plus le rapport de Mme Poletti, montre qu' « une adolescente sur cinq pense que la pilule la protège également du Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), si bien qu'en cas de gratuité les rapports peuvent être encore moins protégé et donc plus dangereux pour les deux partenaires.. ».
Celui de D. Paton va plus loin donnant des chiffres, constatant une hausse de 12% des maladies sexuellement transmissibles.5 Le rapport de la député UMP, insiste sur le coût élevé de la contraception6 (p.21). Alors que le pays connaît des difficultés économiques et financières, est-ce bien judicieux de financer un programme qui sera destructeur de notre économie, puisque ne rapportant que des voix dans les urnes. Ce même rapport souligne que les différents « Pass Contraception » « n’ont pas donné les résultats escomptés puisqu’un recours de plus en plus fréquent à la contraception d’urgence et aux interruptions volontaires de grossesse est aujourd’hui constaté. »7 De plus, tout au long de ce rapport, elle note que la formation dispensé aux jeunes est insuffisantes, même si elle est bonne, et qu'il faudrait changer la nature même de l'adolescence pour que ces volontaristes touchent leur objectifs.
Voici les mesures proposés à la fin de son rapport :
1) Garantir, en concertation avec la Caisse nationale d’assurance maladie, un accès anonyme et gratuit à la contraception
2) Etudier les modalités d’un accès anonyme et gratuit pour les jeunes femmes de plus 18 ans
3) Engager, sans tarder, des négociations avec les laboratoires pharmaceutiques, afin de parvenir à un accord sur le remboursement des pilules de troisième génération, des timbres contraceptifs et des anneaux vaginaux, et d’offrir ainsi effectivement à chaque femme et plus précisément à chaque mineure, le moyen contraceptif le plus adapté à son corps et à ses modes de vie.
4) Former les professeurs des écoles et les professeurs de sciences et vie de la Terre des collèges et lycées à une éducation progressive.
5) Accompagner les enseignants des établissements de l’enseignement primaire et secondaire :
– en définissant au plan national des guides de ressources adaptés à chaque niveau ;
– en mettant à leur disposition, dans chaque académie, des équipes de formateurs spécialistes de l’éducation à la sexualité.
6) S’assurer que les manuels de sciences et vie de la Terre (SVT) contiennent des notions appropriées sur la fécondation
7) Prévoir, au début de chaque année scolaire, l’inscription obligatoire des séances annuelles d’éducation à la sexualité
8) Améliorer la coordination entre les rectorats et les agences régionales de santé (ARS).
9) rechercher avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) les moyens d’inventer à destination des enfants les plus jeunes, des actions ludiques d’information sur la sexualité auxquelles leurs parents seraient associés.
10) Étendre au plan national le système d’information interactif « Info ado » mis en place à Strasbourg par le professeur Nisand.
11) Lancer de nouvelles campagnes nationales d’information sur la contraception, déclinées aux plans national et local, afin de mieux faire connaître la variété des méthodes contraceptives à la disposition des femmes et des hommes et de rappeler les conditions d’observance de chacune d’entre elles.
12)Alerter l’ensemble des parents sur les réalités actuelles de la sexualité des adolescents.
Mesure plus démagogique les unes que les autres, mais dont le maître mot est communication, pour créer une génération de complexé qui auront besoin d'un psychologue pour analyser leur comportement sexuel, ce demandant pourquoi ils se sont senti obliger de faire fonctionner la machinerie, en subissant l'effet de groupe, même s'ils n'étaient pas encore prêt...
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1 Bérengère Poletti, Rapport d'information fait au nom de la délégation des droits des femmes et à l'égalité des
chances entre les hommes et les femmes sur la contraception des mineures, Assemblée Nationale, Paris, 2011, p.5
2 Ibid, p.12
3 Sourafel Girma et David Paton, « The impact of emergency birth control on teen pregnancy and STIs », Journal of
Health Economics, Elsevier, Amsterdam , 2011, pp. 373-380
4 Elisabeth Raymond, James Trussel et Chelsea Polis, « Population effect of increased access to emergency
contraceptive pills », Obstetrics and Gynecology,Hagerstown, 2007; pp. 181-188.
5 Bérengère Poletti, Rapport..., op. Cit, p. 14
6 Ibid, p.21
7 Ibid, p.25