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Est-ce un progrès d'importance que cette musique dégénérée qu'est le rock face un retour en Afghanistan au cours d'un « grand » festival à Kaboul, puisque « pour la première fois depuis trente ans, les habitants de la capitale afghane ont pu participer à un festival de rock»1 ?
En effet, le rock est la marque du sceau américain sur les pays conquis, et mis sous la botte du capitalisme internationale. Certes, le nombre de personnes présentes étaient relativement limité, puisque seulement 500 personnes se sont déplacés pour venir admirer le vacarme produit par des groupes issus d'Afghanistan et d'autres pays frontaliers, comme l'Ouzbèkystan ou le Kazakstan , avec même la présence de groupes australiens. Au total près de 6 heures de concert qui se sont déroulés à Kaboul sans heurt manifeste ; on ne change pas les mentalités en un jour, même lorsqu'il s'agit de la toute puissante machine a-culturel d'essence anglo-saxonne, si bien que l'alcool y était totalement banni. Ceci expliquant sans doute la tranquillité de ce festival, placé sous la menace d'attentat terroriste, si bien que la police était déployé en nombre (certaines sources affirmant même que la police était plus nombreux que les festivaliers). Non seulement l'alcool y était banni, mais les concerts se sont arrêtés à deux reprises pour permettre aux muezzins de lancer leur appel à la prière...
« Peu importe le vin, pourvu que l'on ait l'ivresse » telle peut être l'expression qui pourrait le plus caractériser le festival Sound Central. Il s'agit plus d'un non-événement qui fera date, puisqu'il part d'une valeur profondément symbolique qu'est la Liberté, retrouvé après les temps obscurs des Talibans, mais pas forcément d'un chemin vers le bonheur... Il s'agit plus de l'imposition d'une autre idéologie beaucoup plus virulente que la précédente et beaucoup plus sournoises avec ses propres schémas types de pensé ainsi que ses crimes d'apostasies, allant jusqu'à la déchéance publique - le rejet par les autres. Dans une société qui va s'individualiser, s'il n'y a pas un retour du religieux, le regard des autres va devenir primordiale dans la construction et l'acceptation de soi-même, comme le montre le psychologue Berger dans un article de 19522, si bien que la lapidation physique sera remplacé par une lapidation psychologique. Cette notion -La Liberté- contient en elle-même sont propre principe nocif et éminemment corrupteur des sociétés. Voilà, ce que les Afghans ont fêté lors de ce festival, la victoire du mondialisme et d'une pensé uniforme, sans forme, sans valeur (hormis celle de l'argent) et sans aucun fondement, ni enracinement dans l'Homme.
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1« Rock à Kaboul », Euronews, 02/10/11 : http://fr.euronews.net/2011/10/02/rock-a-kaboul/
2« The relation between expressed acceptance of seif and expressed acceptance of others », J. abn. soc. Psychol., 1952, 47, 762-769