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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 01:01

Enfer est sans doute une pièce sans aucune autre pareil, où les effets visuels voisinent la philosophie voir la théologie... Des pianos brulent, un homme est attaqué par des chiens, un cheval blanc passe sur scène... Tout cela symbolise l'enfer et passent ainsi dans un discours sur l'homme et sur la double nature de l'être. Il s'agit d'une pièce qui s'inspire de l'oeuvre de Dante, mais qui en plus utilise des référant chrétien très marqué, avec des références aux livres d'Ezechiel et à l'Apocalypse de Saint Jean, on y trouve également des références à l'oeuvre de Rousseau. Pour les béotiens, ce n'est qu'une succession de scènnette, sans rapport les unes aux autres. Mais celui qui a un minimum de culture religieuse, lui comprendra aisément le sens métaphorique qu'à cette pièce mettant en relation l'Homme et Dieu, faisant de l'homme l'auteur de sa propre déchéance, niant pratiquement le rôle du Tout Puissant, voir en le remplaçant par l'un des leurs. C'est une réussite visuelle avec des effets scèniques époustouflant qui donne au théâtre un aspect cinématographique. Les dialogues dans cet « enfer » sont pratiquement inexistant. En effet, en 2h30 de jeux, il n'y a guère plus de 4 phrases prononcées, jouant à la place sur des effets de bruitage et de musique qui font ressentir les émotions des protagonistes, nombreux au demeurant, d'une manière encore plus forte que pourrai ne le retranscrire des mots...


C'est une pièce à aller voir de toutes urgences, qui brille par son esthétisme et par son intelligence ; et qui dans le paysage artistique français est une véritable bouffée d'air frais...

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