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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:01

Le Garçon de Marcus Malte, prix Femina 2016, est au sens le plus pur, une oeuvre littéraire intemporelle. Tout au long de son récit, cette oeuvre vous fait éprouver toute la palette des sentiments inhérent à la vie. La temdresse et la naïveté de la prime jeunesse, l'amour et la sexualité pour le début de l'âge adulte, le goût de la puissance et l'abandon des illusions pour finallement se terminer par l'attente inexorable de la mort.

 

Roman d'une vie, roman de la vie, mené par une plume, par un auteur disparaissant devant un récit qui est p-lus grand que lui. L'auteur se fait ainsi ombre, laissant le charme de son récit faire le nécessaire et bien plus que nécessaire.

 

C'est l'histoire d'un enfant anonyme, d'un enfant sauvage, sans nom, qui rencontre toute une galerie de personnages (tous ciselés d'une main de maître) qui lui apporte chacun une leçon particulière et l'amène peu à peu à connaître les usages, à developper ses connaissances et ses compétences. Ils le civilisent, mais la Grande Guerre arrive et le Garçon retrouve sa nature profonde...

 

Le Garçon Marcus Malte

 

Malgré ses qualités indéniables, ce roman est très marqué par son époque. En effet, depuis plusieurs années, beaucoup d'écrivains placent l'action de leur roman en ce début de XXe siècle, la Grande Guerre devenant une véritable chanson de Geste. La Grande Guerre, la Boucherie Héroïque, l'industrialisation de la mort, la civilisation débouchant sur la Barbarie est un miroir sombre dont on semble ne plus pouvoir détacher les yeux, sans doute dû à une fascination morbide de notre époque. Le culte de notre civilisation moderne pour la sacralité de la vie allant en opposition au Grand Moloch.

 

Ainsi, on retrouve cet attrait sacrificiel tout au long de ce roman. C'est sans doute la critique principale de ce roman (avec certaines scènes par trop cru, l'enfant sauvage, le sauvageon ne pouvant avoir une sexualité normale).

 

Maigre critique donc pour ce roman qu'il faut recommander à un public majeur. 

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 17:42

Philippe de Villiers ne retient pas ses coups dans son nouveau livre et frappe là où ça fait mal. 

 

Après avoir cotoyé lors de longues années les hommes et les femmes politiques de tous bords, il va parler de l'histoire secrète, de l'histoire de ceux qui ont fait l'Histoire de ces trente dernières années.

 

Le moment est venu de dire ce que j'ai vu

En préambule, il rappel que ce n'est pas lui qui est venu à la politique, mais la politique qui est venu à lui. Il semble ainsi se dédouaner  de faire partie d'une catégorie sociale honnie, mais privilégier. Ainsi, et pour prouver son propos, il rappel que c'est Jacques Chirac qui le nomma en 1986, secrétaire d'État, alors qu'il n'était encarté nul part. Bien qu'ayant fait l'ENA, il a avant tout l'âme d'un troubadour attaché à ses racines, aux pays réels plut6ot qu'au pays légal. Il réalisera ainsi un des plus beaux parcs au monde.

 

Il va commencer par raconter ceux et celles qu'il a croisé lors de ses années estudiantines, ainsi que l'ogre à broyé les libres penseurs qu'est l`ENA ; continuant son récit par son premier poste dans la préfectorale et sa rencontre avec Giscard. Ensuite le fil de l'Histoire se déroule et toutes les figures politiques, tous les monstres politiciens apparaissent, émergent en même temps que les pires bassesses, les pires vilenies dont il a été le témoin priviliégier.

 

Le livre suit de fait une trame chronologique, allant de fait dans le sens de l'évolution de la société et des nouveaux enjeux faisant leur apparition. De Villiers passe ainsi en revue les mouvements de fond qui ont marqué la société française, du gauchisme post soixante-huitard triomphant à l'islamisation rampante et au communautarisme prêché par Tariq Ramadan et autres apôtres de la Taqiya.

 

Même si Philippe de Villier prêtant avoir quitté et honnir la politique, son ouvrage est indubittablement politique. En effet, il sous tend une certaine vision de la France et du monde, faisant par exemple de Poutine, un modèle iconique de leader charismatique qu'il faudrait pour rendre au pays réel la force dont il a besoin pour mettre fin à la dictatutre des oligarques bruxellois.

 

On peut alors lui reprocher un certains défaitisme, car la question, qui finit par ce poser est "que pouvons-nous faire ?" car il ne va pas au bout de son système de réflexion, restant emprisonner dans un carcan républicain, sans oser repenser le système dans son entièreté.  

  

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 06:52

Emmanuel Carrère, Limonov, P.O.L, 2011

 

limonov.jpgEmmanuel Carrère raconte la vie d’un personnage, d’une personne réelle – et comme il est écrit dans la quatrième de couverture « Limonov n’est pas un personnage de fiction » - haut en couleur de l’histoire contemporaine russe. Cet homme, toujours en vie, traverse à la manière d’un boulet de canon, l’histoire russe et mondiale. Il va toujours rester dans les marges ; ils montrent une autre histoire que l’histoire officielle, une histoire des marges,  une histoire des fous, une histoire des aventuriers. Dans ces marges, il s’est progressivement – et de manière parfaitement consciente et volontaire – il s’y est établi une véritable légende. Pour l’y établir, il a toujours su cultiver la connaissance des limites, les limites que la société accepte de tolérer entre l’incorrect et l’intolérable. Il marche toute sa vie sur le limes sociétal.  Malgré tout, il s’est créé de nombreuses inimitiés.

 

Passant du statu de voyou en Ukraine à écrivain « branché » à Paris, pour finir chef de parti politique nostalgique de la grandeur de l’URSS ainsi il va rentrer en opposition avec le grand chef charismatique de la Russie de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, à savoir Vladimir Poutine. Les deux ont pourtant une vision assez similaire de la Russie, tous les deux pensent que la Russie doit retrouver sa grandeur, les deux regardent le passé soviétique avec de la nostalgie. Pour citer V. Poutine – cité en préface à cet ouvrage – « Celui qui veut restaurer le communisme n’a pas de tête. Celui qui ne le regrette pas n’a pas de cœur. » Cette opposition entre les deux est, peut-être dû à la volonté de Limonov de poursuivre sa légende, voir n’est-il pas maintenant prisonnier de la légende qu’il s’est créé !

 

Limonov est réellement un aventurier des temps modernes russes, avec toujours cette fascination pour les marges qui fascinent la société russe, l’âme russe. Il va ainsi boire la vie sans ménagement, autant dans sa vie personnelle, intime, dans ses relations hétérosexuelles et homosexuelles et dans sa vie professionnelle ayant été également clochard à Manhattan et capitaine dans l’armée serbe… L’impression qui en ressort est d’une personne qui a toujours refusé de prendre les choix les plus simples, de ne pas avoir voulu suivre la vie de la masse. Il s’en est extrait pour ne plus jamais y retomber, pour être un aventurier moderne…

 

 

Un aventurier, oui, mais… le livre n’est pas une perfection, certains passages sont ennuyeux, long et sans intérêt ! Ces passages sont ceux où l’auteur se met en avant ; quel est l’intérêt de savoir, dans les détails, que Emmanuel Carrère a eut une expérience de collaboration aux Phillipines et qu’au retour en France, il a vendu des maillots de bain ? Lorsqu’il nous dit connaître l’auteur, l’impression qui s’en dégage est celle de vouloir récupérée une partie de parcelle de la légende de Limonov. Il fait penser à ces petits hommes ternes qui rencontrent des hommes avec une aura immense et qui veulent rehausser leur propre statu social en criant : « je l’ai connu » !

 

Limonov a lui-même raconté sa vie dans plusieurs ouvrages. Ainsi, ici, ce livre n’est qu’une compilation des différents ouvrages qu’à écrit Limonov sur lui-même – nous sommes toujours dans cette volonté d’autocréation de la légende, de sa légende ! – ainsi que de l’ajout d’une interview obtenu en Russie par l’auteur.

Ce livre est donc une porte d’entrée pour connaître la vie d’un fou, la vie d’un aventurier, la vie d’un homme debout ayant tracé son chemin à travers un monde en bouleversement entre la Seconde Guerre Mondiale et l’avènement de l’ère numérique !

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:32

tumblr_lyl9ymF1YG1qkur7go1_500.jpgVu que les méthodes classiques du coup d'état ne fonctionne pas façe à un état moderne, il faut regarder vers ailleurs... Prendre exemple sur d'autres systèmes qui ont pu marcher par le passé !  

 

Changer le monde sans prendre le pouvoir. Le sens de la révolution aujourd’hui est un essai de John Holloway (éditions Syllepse, Paris, et Lux, Montréal, 2008). Ce dernier est un chercheur en sciences sociales irlandais installé au Mexique depuis 1991. Son ouvrage a suscité de violentes réactions à la gauche de la gauche. La thèse défendue contrarie : penser la révolution en terme de parti et de prise de pouvoir mène à un échec inévitable. Il prend des exemples qui peuvent faire sourire où des révolutions se construisent sur des hommes, et pas forcément sur des pareties clairement désignés, clairement existant. Tous cse joue sur la détermination des individus et sur leur engagement total ou non de ses activistes.De même,  uneprise de pouvoir impose qu'il était détenu avant par quelqu'un, il faut donc purement et simplement le supprimer, soit pour le laisser définitivement vaccant (thèse évidemment soutenue par les anarchistes) où alors en en créant un autre de toutes pièces...

 

Ce livre bien qu'issue de l'extrême gauche, peut aujourd'hui directement se placer dans notre combat.

 

Voici l'interview de l'auteur que l'on a pu lire dans le mensuel anarcho-syndicaliste CQFD de juin 2008 :

 

 

John, tu es proche des zapatistes, à ton avis que peut apporter la théorie politique à un mouvement comme le leur ?

 

John Holloway : Antonio García de León [1] a fait remarquer dès les premiers jours de l’insurrection zapatiste que cette révolte venait de l’intérieur de nous-même. En disant qu’ils veulent construire un monde nouveau sans prendre le pouvoir, ils nous ont lancé un défi pratique et théorique. Les tentatives pour changer le monde en prenant le pouvoir ont échoué. Alors comment s’y prendre ? Il n’y a pas de modèle préexistant.

Ici, en pleine commémoration de 68, la gauche semble incapable de penser les émeutes des cités, mais aussi le refus du travail salarié. La gauche traditionnelle conçoit la lutte de classes comme une lutte entre le travail et le capital. Elle oublie que Marx insistait sur le caractère ambivalent du travail comme une clef pour comprendre le capitalisme. Il faisait la distinction entre le travail aliéné ou abstrait et l’activité vivante consciente ou travail utile – ce que je préfère appeler le « faire ». 1968 était avant tout une révolte contre le travail aliéné, la révolte du « faire » contre le travail. En 1968, il devient clair que la lutte contre le capital est avant tout une lutte contre le travail. Au lieu de penser la lutte de classes en termes de « travail » contre « capital », il faut la penser en termes de « faire » contre « le travail et donc le capital ». Voilà le défi : comment développer ici et maintenant une vie où nous pourrions faire ce que nous considérons comme nécessaire ou désirable, au lieu d’abandonner nos jours à un travail qui produit le capital ? C’est pourquoi l’idée de « chômeurs heureux » est si importante. En Argentine, les piqueteros [2] les plus radicaux ne se battent pas pour l’emploi, mais pour une vie consacrée à « faire » ce qu’ils considèrent important. Si nous refusons de travailler c’est parce que nous voulons faire quelque chose de mieux de nos vies : rester au lit, sortir faire un tour avec le chien, jouer de la musique, organiser une révolution, qu’importe… Notre refus ouvre la porte à un « faire-autrement », et ce « faire-autrement » est l’avant-garde de notre lutte contre le capital. Cette lutte n’est pas seulement de la négation, mais de la négation-et-création, la création de quelque chose qui ne colle pas avec le capitalisme. Tant que nous ne parlons que de refus, nous autorisons le capital à fixer le planning.

 

Mais comment affirmer nos résistances, de l’émeutier de cité au chômeur qui se lève tard, face aux vieilles catégories de pensées ?

 

Nous avons tous nos hauts et nos bas, et parfois on se sent perdu, en particulier parce que nos luttes sont fragmentées. Je vois ça en termes de création de failles, d’espaces ou de moments dans lesquels nous disons : « Ici, dans cet espace ou ce moment, nous ne ferons pas ce que le capital veut que nous fassions. » Des failles plus que de simples espaces autonomes. Les failles s’agrandissent, courent, se creusent. Ces failles sont les espaces du « faire contre le travail ». Si, comme la gauche traditionnelle, nous sommes aveugles à cet antagonisme, tout le reste suit : l’État, le pouvoir, le progrès, etc.

 

Pour toi, la prise de pouvoir est donc forcément un échec pour un mouvement qui souhaite changer le monde…

 

Je distingue deux types de pouvoir, le « pouvoir- sur » (le pouvoir du capital, le pouvoir de l’État…) et le « pouvoir-faire » : notre pouvoir de créer, de faire des choses, qui est forcément un pouvoir social puisque notre « faire » dépend toujours du « faire » des autres. Rejeter l’idée de prendre le pouvoir ne nous met pas dans un vide. Au contraire, cela signifie que nous ne devons pas prendre le « pouvoir-sur » mais construire notre « pouvoir-faire. »

 

Dans ton livre, il est beaucoup question d’identités. Que t’inspire le repli identitaire ?

 

Le capitalisme nous pousse à nous identifier aux rôles qu’il nous fait jouer. Le mouvement contre le capital est nécessairement anti-identitaire. Un mouvement qui dit : « Non, nous sommes plus que ça ! » Si on dit seulement « nous sommes noirs, nous sommes femmes, nous sommes gays, nous sommes indigènes », alors on est piégé dans une logique qui nous réintègre dans la domination. Nous avons besoin de dépasser nos identités, d’affirmer et de nier dans un même souffle : nous sommes noirs et plus que cela, nous sommes femmes et plus que cela. Dès leur soulèvement, les zapatistes ont dit qu’ils se battaient pour les droits des indigènes mais aussi pour la création d’un monde nouveau fondé sur la reconnaissance de la dignité.

 

Qu’est-ce qui peut donc nous rassembler ? Où se trouve notre force ?

 

Notre force, c’est que nous sommes des personnes ordinaires. C’est la chose la plus profonde que les zapatistes disent : « Nous sommes des hommes et des femmes, des vieux et des enfants ordinaires, donc nous sommes rebelles. » Si l’antagonisme central est entre le « faire » et le travail, la contradiction centrale du capitalisme est donc la frustration. La frustration engendrée est probablement l’expérience la plus profonde que nous partageons tous et toutes. Elle se transforme en explosions et nous apprend le langage de la révolte.

 

Propos recueillis et traduits par Julien Bordier et Juliette Goudeket. 

CQFD n° 57, juin 2008.

 

[1] Historien, auteur de Resistencia y utopia, Era, 1998.

[2] Piqueteros : mouvements de masse rassemblant les chômeurs d’un quartier ou d’une banlieue.

 

Le mariage pour tous et donc le développement de la Théorie du Genre est l'apothéose du "faire" capitalistique, si bien que nous devons apprendre de la gauche et de l'extrême gauche, ces méthodes pour renverser ce gouvernement inique et remettre les valeurs de la Nation Française à sa tête.Reprennons notre destiné en main et soit les faire de lance d'un mouvement de restauration nationale face à la pieuvre mondialisée...

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:42

Noam Chomsky, Dominer le monde ou sauver la planète, Fayard, Fait et cause, Paris, 2005 [réed. 2008]

 

Noam Chomsky, dont nous n'avons pas encore parlé ici, est un écrivain adversaire déclaré de la pensé unique. Mais est-il besoin de le présenter, tant sa réputation le dépasse ? Certes, c'est un écrivain considéré par l'intelligentsia dominante comme un écrivain affilié à l'extrême gauche américaine à tendance anarchiste. Mais ce n'est pas qu'un "rouge", c'est également un linguiste réputé, étant actuellement professeur au MIT. Parmi ses ouvrages célèbres ont peut citer son "De la propagande". Mais qu'est-ce qu'un royaliste peut trouver à lire un pareil auteur, prenant pratiquement la défense des pauvres petits communistes, qu'ils soient soviétiques, chinois ou cubains. Une raison simple et une seule, aujourd'hui, ces systèmes ce sont presque partout effondrés (certes Cuba et la Corée du Nord font de la résistance, mais à quel prix ; la Chine n'a gardé que le totalitarisme du parti unique, je pense que cela n'est plus à prouver), et la seule puissance restant hégémonique, sont les Etats-Unis (se cherchant au demeurant, car ils n'assument pas encore totalement leur rôle d'hyper-puissance en refusant la colonisation de l'Afghanistan ou de l'Irak, rappelant en cela les errements de la Rome Antique, étant intervenue militairement dans le royaume du Ponts, pour le « pacifier » et « apporter la civilisation », puis une fois ces moeurs amenées était retournée dans son Italie ; le Ponts ne sera colonisé qu'un siècle plus tard. Amérique, nouvelle Rome ?).

 

La ''pensée'' de Chomsky est d'essayer de comprendre pourquoi les Etats-Unis sont autant détestés à travers le monde et s'ils n'ont pas été plus une menace, amenant le monde au bord du chaos à de nombreuses reprises, ou au contraire des anges et des gardiens de la paix. Ce dernier aspect ne se retrouve que dans le titre, preuve encore une fois de la vision de l'auteur qui est essentiellement critique à l'égard de son pays. Une critique sur les Etats-Unis, voilà  pour les habitants de la « Vieille Europe » une pensée à mettre dans toutes les fabrioles grandiloquentes de la pensée unique ; cette « Vieille Europe » montrée sur un jour extrêmement favorable par l'auteur, car s'étant opposée à la puissance américaine et particulièrement la France avec De Gaulle et Chirac. On pourrait presque reprendre la phrase de Maurras : « La France et la France seule », sur l'intérêt de lire cet opuscule, mais cela serait une exagération. Il reprend également les grands traits de la pensée mondiale dominante, pour, par des preuves historiques et concrètes, montrer les errements de celle-ci. Par exemple, pour l'invasion du Kosovo, il démontre que c'est l'UCK (l'armée de libération kosovarde soutenue par la CIA) qui massacrait les civils serbes pour susciter une réaction de la part de l'Etat central ; réaction qui n'est venu qu'après le bombardement Otanien du 24 mars 1999. De plus, il va essayer de comprendre si l'Amérique était obligée de faire ce mal pour qu'un plus grand bien en ressorte...

 

Tout au long de l'ouvrage, il va citer ses sources sachant qu'il s'avance en terrain miné, pour prouver tout ce qu'il dit. Et c'est ce qu'on pourrait reprocher à cette ouvrage, de perdre en clarté au profit d'une justification. Mais cette justification est malheureusement nécessaire et permet de se servir de cet ouvrage comme d'une arme pour mettre en exergue le modèle militaire et médiatique américain, copié par l'Union...

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:15

Dans son « histoire des deux peuples », cet historien, qu'était Jacques Bainville, montre que l'Allemagne unifiée est, depuis toujours, l'ennemie héréditaire de la France, mais que divisée, affaiblie, elle est le vecteur de la paix européenne. Lorsqu'elle est unie, les libertés germaniques sont bafouées et qu'elle ne peut être totalement comprise qu'au travers le prisme de son histoire européenne, car, l'Allemagne a une histoire totalement européenne, l'Allemagne est européenne ; non point par les invasions, mais par le jeu des alliances, étant un jour dans le jeu français et le lendemain dans le jeu autrichien. C'est la politique de Richelieu qui ainsi permit, par le traité de Westphalie d'organiser les allemagnes pour qu'elles soit pacifiques et ne puissent encadrer et gêner la France dans sa volonté de contrôle sur les autres puissances européennes, pour amener la paix sur le continent européen.

 

Notre auteur nous montre également que l'idée d'Etats Unis d'Europe ou d'Union Européenne est très ancienne puisque remontant à François Ier mais qui fut très largement remaniée sous Louis XIV. Cette « union » devait être bicéphale entre le roi de France et le Pape. Cette union est le vieux rêve capétien de créer l'Empire Universel qui rassemblerait tous les catholiques sous une même bannière.

 

Ainsi, Bainville montre que toujours les Rois se sont préoccupés du problème germain, en les divisant. Mais depuis la Révolution, les gouvernants « idéologues », à l'exception donc des 3 rois qui ont gouverné sur cette période, n'ont fait qu'erreur sur erreur dans ce vaste jeu de « dominer pour régner », on conduit à l'unification de l'Allemagne, au nom de « la volonté des peuples », amenant ainsi la France d'être envahie (au moins en partie) à 4 reprises. Oui, ce livre a été écrit avant la débâcle de 1940, si bien qu'il n'en est pas question, mais il sent bien que les erreurs du passé vont encore devoir entraîner les mêmes effets qu'en 1914.

 

 

( J. Bainville, Histoire de deux peuples continuée jusqu'à Hitler, Flammarion, Paris, 1933.)

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 01:54

« Le livre noir du communisme » est un travail collectif sous la direction de Stéphane Courtois. Des historiens spécialistes de leurs périodes et de leurs zones géographiques où se sont déroulées les atrocités mentionnées dans cet ouvrage dans les états qui se voulaient d'influence marxiste et qui se disaient communiste (voici déjà un premier problème de définition que nous verrons plus loin).


Nicolas Werth est agrégé d'histoire, chercheur à l'institut d'histoire du temps présent et s'est consacré à l'URSS. Il a notamment écrit « La vie quotidienne des paysans russes de la révolution à la collectivisation, 1917-1939» ou encore
Stéphane Courtois est directeur de recherche au CNRS et dirige la revue communisme. Il a notamment publié : le PCF dans la guerre, Le communisme.


Dès le titre, tout est dit clairement, il va être question des « crimes du communisme », on peut alors se rappeler la phrase de Staline : « Un mort est une tragédie mais un million de morts est une statistique. » M. Courtois commence en repassant rapidement les maux qu'à connu, du fait de la modernité, ce siècle qui vient de s'achever. Il commence donc à faire une comparaison entre le nazisme et le communisme en mettant ce dernier en accusation, sur le fait de crime contre l'humanité, en reprenant les catégories qui ont été dégagées dans le Tribunal de Nuremberg et qui ont servies aux différents procès sur l'ex-Yougoslavie, ou sur le Rwanda. Il est ensuite question d'un comparatif entre l'URSS et la Russie du temps des Tsar, visant à prouver que le léninisme puis le stalinisme est plus indigent encore que le régime tsariste, un exemple parmi d'autre au moins 5 millions de personne périrent de faim en 1921-1922. La dernière grande famine qu'avait connu la Russie en 1891, approximativement dans les mêmes régions (la Moyenne et Basse-Volga et une partie du Kazakhstan), avait fait quatre cent à cinq cent mille victime. S'en suit une suite de nombre et de détail sur les crimes de ses régimes en passant par l'Europe de l'Est, puis en Occident par les groupements terroristes, pour terminer par l'Asie et le Tiers-Monde. Voici un tour du monde et de l'horreur communiste sans analyse propre.

 

Selon A. Blum, directeur d'étude à l'EHESS et directeur de recherches à l'institut national d'études démographiques, ce livre aurait plus une vision à proprement parlé mémorielle où S. Courtois veut ainsi par les catégories choisies pour juger le régime nazi à Nuremberg, non faire réellement travail d'historien, mais plus faire ce qu'il juge juste en mettant le communisme au pilori. En effet, il fait parti d'une école dont le premier historien est Nolte qui écrit en 1986, un livre que certains qualifie de négationniste, car pour lui il place le nazisme et le communisme sur un plan d'égalité voir même le nazisme comme le fait du communisme en tant que réaction. Cette historien allemand fut également l'objet d'une controverse : l'historikerstreit (ou querelles des historiens) par sa comparaison entre le Goulag et Auschwitz dans un article publié en 1986. Ce dernier entretien une correspondance avec l'historien français F. Furet, qui a des thèses semblables à l'historien allemand ; ce dernier, comme S. Courtois est un ancien membre du parti Communiste. Il est spécialiste du XVIIIème siècle et de la révolution française, dans laquelle, il voit comme les deux historiens précédent le début des totalitarismes. Il devait écrire la préface du Livre Noir du Communisme, mais la Grande Faucheuse l'emporte avant qu'il n'ait eu le temps de mettre ce projet à exécution. La correspondance entre Furet et Nolte fut réunie par... S. Courtois, il s'agit vraiment des trois historiens qui incarne le nouveau paradigme anticommuniste (si jamais on peut parler de paradigme).

 

Ce livre crée une véritable polémique lors de sa sortie car comme nous l'avons vu, il n'y a qu'une accumulation de morts sans explication aucune. Certains historiens qui ont participé à cet ouvrage se sont désolidarisés de l'introduction car pour N. Werth, il y a eu 15 millions de morts dans l'URSS alors que dans l'introduction, il est question de 20 millions même problème avec Jean-Louis Margolin, qui n'a jamais écrit que les khmers s’étaient rendus coupables du massacre qui devait faire 1 millions de victimes, chiffre également annoncé dans l'introduction. Il y a dans cette dernière une indéniable volonté politique avec un anticommunisme virulent, alors que le reste de l'ouvrage est d'une probité scientifique intéressante, où par le fait de montrer, il y a une dénonciation des faits des états socialistes (puisque le communisme est une société sans état) où se rappelant du marxisme. Il y a également des problèmes méthodologiques car comme le dit Annette Wieviorka, directrice de recherche au CNRS, il plaque, comme nous l'avons déjà dit les catégories définies lors du procès de Nuremberg sur les faits communistes, alors qu'aucun historien français n'a jamais utilisé pareille liste de lecture. De plus, pour expliquer cette désolidarisation, il ne faut pas oublier qu'il y a une véritable cabale médiatique contre cette ouvrage, forçant presque les historiens à dénoncer cette introduction si ils désirent continuer leur carrière en toute tranquillité et sérénité.




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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:30
    Léon Daudet, membre de l'Académie Gongourt au début du XIXème siècle, devint royaliste après son entrevu, en 1904, avec le duc d’Orléans, et ceux même s’il connaissait déjà Charles Maurras et créa avec ce dernier, Henri Vaugeois et Maurice Pujo, le quotidien de l'Action Française. Il a, dès son enfance, côtoyé des écrivains (du salon d’Alphonse Daudet au grenier Goncourt, du salon de Mme de Loynes à la création de l'Académie Goncourt), des scientifiques, des hommes politiques, des journalistes (du Gaulois au Figaro) , des hommes de théâtre, et aura été proche de nombre d'entre eux. Son sens de l'observation, son style enlevé et sa férocité lui ont permis de graver à l’eau forte des milliers de pages de portraits et d’anecdotes qu'on dirait saisis sur le vif.
   
    «Sylla et son destin» traite donc du dictateur romain éponyme, montrant d'un jour bienveillant ce personnage controversé, défenseur de l'ordre contre le chaos démocratique voulu par la caste des Chevaliers, pour obtenir davantage de pouvoir contre les institutions traditionnelles du peuple romain. L'auteur tend à prouver que toutes actions visant à détruire l'ordre au sein d'une nation, ou tout au moins d'un peuple (je ne dirais pas une cité car Rome possède déjà un vaste empire) engendrent une action inverse ramenant à l'ordre primitif. Sylla avait une bonne étoile au dessus de sa tête et en avait conscience, même s'il préparait méticuleusement tous ses coups, comme le grand général qu'il était ; n'a-t-il pas remporté maintes victoires en Grèce ?Il s'agit bien sûr d'une vie romancée, même si l’on voit que Sylla a compris que dans les mouvements de foule, il ne sert à rien de rendre responsable cette dernière mais de s’en prendre directement aux meneurs en les supprimant. La réaction succédant à des périodes de trouble démocratique, ici organisés par les deux Marius (le père et le fils) et Cinna ; Sylla, selon l’auteur, aurai donc permit de remettre à neuf, de redorer la République et lui rendre son faste ainsi que sa puissance d’antan !
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:19
    Inutile de présenter Maurras, qui pour plusieurs générations avant la Seconde Guerre Mondiale a été le maître à pensé, même s'il se gardait de se considérer comme telle. On disait à cette que pour tous jeunes qui voulaient s'engager en politique, il n'y avait que deux chois : Marx ou Maurras... Il est né à Martigues (Bouches-du-Rhône), le 20 avril 1868.
    Charles Maurras grandit dans un milieu traditionaliste et fit ses études au collège catholique d’Aix-en-Provence. Venu adolescent à Paris, il se voua à l’étude des humanités gréco-latines ; à dix-sept ans il publiait son premier article dans les Annales de philosophie chrétienne. Il devait collaborer par la suite à différents journaux et revues : L’Événement, La Revue bleue, La Gazette de France, La Revue encyclopédique. Il s’y faisait le chantre d’une conception classique de la « véritable » pensée française, contre les excès irrationnels du romantisme, qu’il considérait comme une forme de décadence. Marquée par le même traditionalisme, sa pensée politique en fit le défenseur d’un patriotisme, que Maurras qualifiait lui-même de « nationalisme intégral » et qui repose sur la condamnation sans appel des erreurs commises depuis la Révolution, le rejet de tous les principes démocratiques, jugés contraires à l’inégalité naturelle, le retour enfin à une monarchie héréditaire.  Il se lie d'amitié avec Anatole France, qui renforce son agnosticisme et subit l'influence du positivisme d'Auguste Comte. Il rencontre le nationaliste Maurice Barrès, collabore à La Cocarde. Il se range dans le camps des anti-dreyfusards, se convertit à l'idée monarchique. Joseph de Maistre et Louis de Bonald inspirent ses idées politiques, Le Play et La Tour du Pin, ses idées économiques et sociales. Il est le dirigeant et le principal fondateur du quotidien royaliste l’Action française. Son talent littéraire donnait à ses ouvrages théoriques une grande influence dans les milieux cultivés et conservateurs de France, et ses qualités de polémiste lui assuraient une réelle audience dans d'autres, comme l'Académie française. En 1905 il fonde la Ligue d'Action française pour lever des fonds en faveur de L'Action française, devenue l'organe de presse du mouvement. C'est dans cette perspective, celle du « nationalisme intégral » qu'il publia cette Enquête sur la Monarchie.

    Cette Enquête a pour but de montrer la supériorité du système monarchique, où tout au moins sa non-obsolescence, par rapport à la république, dans la perspective d'un état français fort et souverain à même de dépenser les crises internes à toutes nations.  rappelons que le patriotisme , au début du XXème siècle (en 1909), lors de la rédaction de cette ouvrage, était extrêmement fort ; alors que la guerre de 1870, avait laissé une marque indélébile dans le coeur de tous les français par la perte des territoires de l'Alsace-Moselle, il était de bon aloi de manifesté son attachement à la terre sacré de la Patrie. Maurras ne nie pas cela et au contraire montre, par le jeux de discussion avec de grands militants royalistes, que ce courants n'est pas mort et qu'au contraire, il peut même apporté des solutions modernes au différents problèmes qu'à traverser la France. Le Roi permettrai une stabilité plus grande évitant notamment les scandales politico-financiers, qui gangrène la IIIème république et qui la gangrèneront jusqu'à sa chute. Il montre également que le pays "réel", ne participe pas au jeu politique, puisqu'à l'époque seulement une minorité seule vote, (D'ailleurs combien aujourd'hui réfléchisse-t-il réellement à ce qu'il vote en connaissant et en comprenant le jeu politique ? Le peuple n'est-il pas de nos jours abusé par les médias ?) et indique également le peu de personnes impliqués dans des organisations politiques (ce qui n'a d'ailleurs pas changé)... La France doit être un ensemble de communauté indépendante, autonome les unes des autres et non un vaste conglomérat égalitaire ridicule, où seul un pouvoir fort et héréditaire (comme l'est la royauté), peut mettre en place un tel programme de décentralisation.
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 22:48
Que dire sur ce livre ?  Et d'abord qui est cet auteur ? Grand écrivain, monument de la littérature française, traître à son pays, collabo, pétiniste, gueule cassé de 1914... Il s'agit donc d'un auteur sur lequel pèse l'opprobre des années de guerre, où il a soutenu le perdant... Vae Victis ! C'est pour cela que jusqu'en 1951, il vécut au Danemark. Après son retour en France, il vécut dix ans. Voilà pour l'auteur.   

Ce livre se passe totalement en Allemagne, dans le Reich allemand, alors qu'il est entrain de s'effondrer, que l'aigle Nazi chancelle et ne va pas tarder à s'écrouler entraînant dans sa chute des pans entiers de la société germanique. Céline, sa femme, un de leurs ami : La Vigne et son chat Bébert se retrouve dans cette Allemagne en flamme, où la société se décompose. On y voit d'ailleurs cette lente décomposition, que se soit dans les ruines d'un Berlin pantagruélique, très baroque, où les bombes continuent de tomber comme le feu sur Sodome. Ils vont jusqu'à fuir dans un petit village de la campagne allemande qui n'est pas touché par les bombardements, mais où le substrat de la société germanique est prégnant. Les petites dissensions sont mis en exergue et prennent une ampleur qui atteint le dramatique, avec une touche de comique, puisqu'ils s'agit de petit problème du quotidien qui engendre de grande différence entre les individus...
Il est rempli de philosophie, puisqu'ici le maître mot de Céline, pouvant se rattacher à Sénèque, puisqu'il accepte de mourir, mais sans rester passif, en essayant de survivre malgré tout, en n'avançant vaille à que vaille...

L'écriture de Céline est indéfinissable, avec une écriture condensé, où les dialogues sont très peu présent, ayant de nombreuses phrases averbales. Il y a un véritable style Céline, auquel on peut adhérer ou totalement détester, chacun sera seul juge...
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