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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:39

Il y a quelques mois à peine, les media avaient déjà tout prévu pour le second tour de l’élection présidentielle de mai 2012. De même qu’en 2006 ils avaient sommé les Français de choisir en 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, de même ils leur imposaient un duel DSK-Sarko pour l’année prochaine.http://www.actionfrancaise.net/craf/IMG/jpg/numeriser0032.jpg

C’était la voie de la raison démocratique : les Français devraient nécessairement choisir entre deux personnalités incarnant, avec des différences mineures, le mondialisme. Marine Le Pen jouerait le rôle de l’outsider, comme Bayrou en 2007, et chacun serait à sa place. Mieux qu’en 2007, en 2012 les Français auraient à choisir entre le même et le même : la stature internationale acquise par DSK à la tête du FMI lui ouvrirait les portes de l’Elysée si les Français se détournaient de Sarkozy.

En deux étapes, le scénario est devenu obsolète.

Première étape : en raison de la montée du Front national depuis janvier, à la suite de l’élection de Marine Le Pen à sa tête, il est bientôt apparu qu’un des deux protagonistes désignés d’avance aux votes des Français risquait de ne pas être qualifié. Et les media d’évoquer déjà un 21-Avril à l’envers... La surprise digérée, qu’importait, au fond, puisque le système avait en DSK un clone assuré de le remporter ? L’essentiel serait qu’avec l’un, comme avec l’autre, la France resterait soumise à l’ordre international, dont l’Europe est la fondée-de-pouvoir. Compte tenu de la forte personnalité de la candidate que les media officiels ne se font pas faute de continuer de qualifier d’ « extrême-droite », et de l’aggravation de la crise en France, non seulement économique et financière, mais également sociale et morale, certes, le New-Yorkais ne ferait pas le score soviétique de Chirac en 2002, mais on s’en consolait puisqu’il serait, de toute façon, élu. Le FMI ne ferait qu’une bouchée de la dynamique nationale. Et les « centres » de préparer déjà leur ralliement au PS au second tour en quittant, juste à temps pour se refaire une virginité, un navire UMP faisant eau de toutes parts, comme des rats qui se sont goinfrés quatre ans durant du pouvoir et de ses avantages. La vie politique française ? Une sphère infinie, dont le centre est partout, la circonférence nulle part, ...mais les intérêts bien identifiés.

L’arrestation de DSK vient de mettre à mal ce qu’il restait de la manœuvre politico-médiatique, un second tour DSK-Sarko paraissant désormais hors de propos : ni l’un, ni l’autre ne seront certainement en mesure de figurer au second tour. Mais l’essentiel est ailleurs. Derrière les conséquences économiques et politiques de l’affaire - le FMI s’est aussitôt ressaisi, quant au PS, il a pléthore de candidats à la candidature -, l’arrestation de DSK ne doit-elle pas se lire avant tout comme l’expression de la mort prochaine d’un système ? En termes non seulement électoraux mais surtout historiques ? Certes, la France paraît la première victime collatérale des frasques criminelles - si elles sont avérées - de celui que Sarko avait parrainé alors qu’il connaissait la réputation sulfureuse du personnage. Mais la superclasse mondiale et ses serviteurs se croient au-dessus des lois ! Ce n’est, malheureusement pour la France, qu’un discrédit supplémentaire, notre pays étant déjà humilié depuis quatre ans par la présence, à sa tête, d’un personnage qui n’a jamais su se hisser à la hauteur de sa fonction.

Mais ce à quoi nous assistons doit s’interpréter, plus profondément, comme l’autodestruction de la classe politique poussée sur le fumier de l’après-68. Après avoir développé toutes les contre-valeurs d’une idéologie à la fois cosmopolite, consumériste, hédoniste, voire vulgairement jouisseuse, bref, antipolitique, cette classe, dont la raison d’être est d’en finir avec les peuples pour mieux imposer à de semble-citoyens les lois de fer du village planétaire, sûre de sa victoire, avec un cynisme presque puéril, a progressivement montré son vrai visage. Cela a éclaté le soir-même de l’élection de Sarkozy. Cela se poursuit, en une étape essentielle, dans un chambre d’hôtel new-yorkaise. Car ce qui est en cause, ce ne sont pas tant les trains de vie dispendieux, voire la vulgarité affichée que le fait, pour les représentants emblématiques de cette superclasse, sûrs de leur victoire définitive, d’avoir perdu toute prudence et de paraître sans plus aucun fard aux peuples qu’ils méprisent. Sarkozy et DSK sont nus, désormais, aux yeux des Français, et ils le sont comme les représentants emblématiques d’une élite dénationalisée, dont la volonté de puissance cherche, pour régner, à briser la résistance des nations historiques. Sous la lumière crue, nos élites se désagrègent.

L’estocade n’est pas encore donnée, assurément, mais, de Sarko et DSK, l’onde de choc ne peut que finir par atteindre des élites politiques, médiatiques, intellectuelles, économiques qui, durant des décennies, se sont employées à infantiliser, corrompre, bâillonner, décourager, dissoudre, dépolitiser les Français. Elles en sont conscientes et ont peur. On comprend pourquoi, si la présomption d’innocence est un principe intangible auquel l’Action française ne manquera pas, la classe politico-médiatique l’applique à l’égard de DSK avec un zèle insoupçonné, dont n’ont jamais bénéficié les militants de la cause nationale : l’attaque étant frontale, on se serre les coudes avec encore plus de vigueur que lors des affaires Mitterrand et Polanski, qui n’atteignaient que l’élite sociétale. D’autant que d’autres affaires, d’autres natures, mais compromettant le même milieu, sont prêtes à (res-)sortir : Karachi, Woerth-Bettencourt, Woerth-Compiègne, pour n’en citer que quelques-unes, et la dernière en date : Lagarde-Tapie : 285 millions d’euros pris, en 2008, aux contribuables français.

Hédonisme, renversement des valeurs, communautarisme, refus de la vie, immigrationnisme, antiracisme, lutte contre les « discriminations », désintégration des solidarités sociales, dissolution des identités nationales, sexuelles, culturelles, atteintes inédites à la liberté d’expression : plus de trente ans de dérives post-soixante-huitardes (le temps pour cette classe de prendre tous les leviers de commande) ont donné tous leurs fruits ou presque, mais les contre-valeurs, imposées aux Français parfois par le bras séculier de la République, sont de plus en plus contestées. De nouvelles élites émergent qu’on tente de criminaliser, voire de bâillonner mais qui sont décidées à dénoncer l’imposture. La prise de conscience s’effectue, progressivement.

Le mépris du politique, qui est le mépris des nations, se retourne enfin contre ses promoteurs. Le peuple se réveille devant le spectacle dégradant donné par une classe politique qui pourrit sur pied. Donner à celle-ci, le plus tôt possible, le coup de grâce, serait faire acte de charité ...à l’égard des Français.

François Marcilhac

 

(vu sur le site de l'Action Française).

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:27

Les Hmongs connurent des débuts paisibles au Laos, vivant en autarcie sur les sommets des montagnes. Au début des années 1850 les colons français conquirent l'Indochine après de longues opérations militaires. Durant la colonisation de l'Indochine, les Français s'y rendaient surtout pour l'exploitation de l'hévéa qui permettait de produire des caoutchoucs. De toute évidence, les colonisateurs français faisaient toujours appel à des travailleurs vietnamiens, puisque l'hévéa se trouvait au Viêt-Nam, ou plutôt en Cochinchine si les divisions coloniales sont prises en considération.

http://2.bp.blogspot.com/-CodYiuoKZHo/TbRbywVi8-I/AAAAAAAAAAo/aorHzHK7IB8/s1600/Sans+titre1.jpg

En 1932, Andrée Viollis (1879-1950), une journaliste féministe française travaillant au quotidien Petit Parisien accompagna Paul Reynaud, ministre des Colonies, en Indochine. À son retour, elle publia Quelques notes sur l'Indochine dans la revue Esprit, puis, chez la maison d'édition Gallimard, en 1935, son livre Indochine SOS. Elle y dénonce les méthodes de la colonisation française :

« Vous pouvez me croire, dit-il. J'ai vécu, moi comme employé des plantations. À Kratié, là-bas, au Cambodge, à Thudaumot, à Phu-Quoc… J'ai vu ces malheureux paysans du Tonkin, si sobres, si vaillants, arriver joyeux sous la conduite de leurs bandits de cais, avec l'espoir de manger à leur faim, de rapporter quelques sous dans leurs villages. Au bout de trois ou quatre ans, ce ne sont plus que des loques : la malaria, le béribéri ! Ils essaient de marcher sur leurs jambes enflées d'œdèmes, rongées, traversées par une espèce de sale insecte, le san-quang, le rendement diminue-t-il avec leurs forces ou protestent-ils contre trop de misère ? Les cais les attachent à des troncs d'arbres, des piloris, où ils restent tout le jour à jeun, après avoir fait connaissance des rotins des cadouilles, qui font saigner la peau flasque de leurs pauvres carcasses. Le matin, à l'aube, quand la fatigue les tient collés à leur bat-flanc, où ils ont essayé de dormir malgré les moustiques qui tuent, on vient les chasser des tanières où ils sont entassés, comme on ne chasse pas des troupeaux de l'étable. À midi comme au soir, quand on leur distribue leur ration de riz souvent allégée d'une centaine de grammes, ils doivent d'abord préparer le repas des cais et, la dernière bouchée avalée, se remettre à la corvée, même couverts de plaies à mouches, même grelottants de fièvre. Tout cela pour 1 fr. 20 à 2 francs par jour qu'ils ne touchent jamais entièrement à cause des retenues, des amendes, des achats. […] Leur correspondance est lue, traduite et souvent supprimée. Peu de nouvelles de leurs familles. La plupart ne la revoient jamais ou, s'ils regagnent leur village, ce sont de véritables épaves, sans argent et sans forces, qui reviennent pour mourir ; mais auparavant, ils sèment autour d'eux des germes de maladie, de révolte, de haine… C'est comme ça qu'on prépare les révolutions »

 (Andrée Viollis, Indochine SOS, nouvelle édition, Les éditeurs français réunis, 1949, p. 115-116)

 

Les Hmongs quant à eux furent très vite encouragés à produire de l’opium pour les Français. Les abus de pouvoir locaux sur lesquels s'appuyait l'administration coloniale : détournements commerciaux dont l'opium et augmentation des impôts et des corvées firent de nombreuses insurrections. Au Laos les Hmongs étaient obligés de payer deux impôts : un au chef laotien et un autre aux français. Avec l’accumulation des taxes, de divers impôts et des nombreux cas de corruption sont autant de facteurs qui amenèrent les Hmongs à se soulever contre le colonisateur. Alors en 1856 dans la province de Xien Khouang des Hmongs attaquèrent les collecteurs d’impôts, la France décida de nommer des représentants Hmongs pour calmer tous ces débordements et pour qu'ils collectent eux même les impôts de leur communauté. Ils désignèrent des responsables Hmongs : le premier qui accéda à ce poste fut Lao Blia Yo ( Toxeem de Long Het) désigné Kiatoom de la province de Xieng Khouang et Ly Txiaj Foung (son beau-fils) administrateur de sous-district ainsi que Moua Yong Kai, à Nong Het premier collecteur d'impôts. Ce poste permit à Ly Txiaj Foung d’envoyer ses enfants à l’école, et l’un de ses fils, Touby (1917-1979), obtint même le baccalauréat fait très rare à l’époque. Son éducation et ses talents de bureaucrate valurent à Touby Lyfoung de gravir rapidement les échelons dans l’administration coloniale française et de devenir un des grands leaders Hmongs de l’histoire récente. Il occupa successivement les postes de Ministre de la Santé, de Ministre des Postes et Télécommunications et de Conseiller du Roi.

 

Entre 1918 et 1921, Pa Chay Vu conduisit une nouvelle insurrection. Cette révolte était appelée « La révolte du Fou » car les Hmongs reconnaissaient en Pa Chay des pouvoirs surnaturels. A sa mort, dont la tête était mise à prix par les Français, de violentes répressions écrasèrent la rébellion Hmong. Cependant, les Français tirèrent une nouvelle fois leçon de ce soulèvement. Ils commencèrent à donner plus d’autonomie aux Hmongs. Ly Txiaj Foung qui était marié avec une des filles de Blia Yao Lo prit une seconde épouse et contrairement aux lois Hmongs qui préconisent la même affection pour chaque épouse, il préféra cette dernière à May, la fille de Blia yao Lo. Désespérée, celle-ci se suicida, ce qui provoqua un grand froid entre les clans Ly et Lo. A la mort de Blia Yao Lo, son fils Song Tou lui succéda à son poste. Mais son incompétence et son goût pour les jeux lui valurent d’être vite démis de ses fonction. Les Français le remplacèrent par la seule personne qui se proposa de rembourser les dettes de Song Tou Lo : Foung LY. Les Ly supplantaient les Lo dans la course au pouvoir pour non seulement la région de Nong Het, mais aussi pour toute la province de Xieng Khouang. Après sa disgrâce, le petit frère de Song Tou, Faydang, partit pour Luang Prabang au palais royal pour demander une audience au prince laotien Phetsarath. Le prince promit à Faydang qu’à la mort de Foung Ly, les Lo reprendraient le pouvoir. Environ 9 mois après cette promesse, en septembre 1939, Foung LY devait décéder. Cependant, les Français ne tinrent pas compte de la promesse du prince Phetsarath à Faydang Lo. Ils confièrent le poste d’administrateur de Keng Khoai à Touby Lyfoung, déjà administrateur du sous-district de Phac Boun.

 

Le choix des Français s’explique par plusieurs raisons : Faydang a voulu accéder au pouvoir en passant par la cour royale de Luang Prabang au lieu de passer par les Français. De plus, Touby Lyfoung parlait couramment le français, il avait étudié la loi et l’administration française, et il était connu pour ses talents de bureaucrate, ce qui faisait de lui le candidat idéal pour un tel poste. Mais Touby Lyfoung voyait beaucoup plus loin que la province de Xieng Khouang : il visait l’intégration des Hmongs dans la vie politique laotienne et pour cela, il comptait rendre les Français dépendants des Hmongs . Pour Touby Lyfoung, l’introduction des Hmongs en politique passait par une présence plus forte des Hmongs dans les provinces et pour cela, il fallait à long terme des écoles pour les enfants Hmongs, des routes menant aux villes et villages Hmongs leur permettant de joindre les marchés laotiens afin de pouvoir diversifier leur économie et la rendre plus forte. Tout cela pouvait être financé par l’opium, ce trésor blanc dont les Français avaient tant besoin. A partir de 1939, commença la 2ème guerre mondiale, le pouvoir de la France de Vichy en Indochine fut fortement affaibli par l’occupation japonaise. L'occupation par l'Empire du Japon montra aux Vietnamiens les faiblesses de leur colonisateur. L’attaque japonaise du 9 mars 1945 au Vietnam élimina de la scène politique et militaire les Français. A partir de cette date, devant les représailles japonaises, les Français furent obligés d’abandonner leurs positions et prendre le maquis. Cette situation permit au nationalisme vietnamien de s’affirmer d’avantage à travers le mouvement communiste Vietminh.

 

Le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh à la tête du Vietminh, proclama l’indépendance du Vietnam. L’échec de ses négociations avec la France entraîna la première guerre d’Indochine en le 19 mai 1946. Cette guerre, opposant officiellement la France et le Nord-Vietnam, toucha aussi les autres colonies françaises. Au Laos, le Vietminh reçut l’appui du Pathet Lao. Après le bombardement du port de Haiphong le 23 novembre 1946 par la Marine française, le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh , décide de lancer une offensive ayant pour but la libération de la ville de Hanoï. À 20 heures, une explosion dans la centrale électrique de la ville annonce le début de l'insurrection. Des ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Ho Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française :

  « […] Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme. »

C’était « le combat du tigre et de l’éléphant » annoncé par Hô Chi Minh : le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se viderait de son sang et mourrait d’épuisement. Dès lors, la France fait en Indochine une guerre avec les dollars américains et le sang des troupes françaises et surtout coloniales, il n' y a que 28% de français dans les effectifs du corps expéditionnaire français en 1954, les autres sont des anciens nazi engagés dans la légion étrangères et des combattants nord africains, africains et autochtones. Le président Harry Truman signe avec l'État du Viêt Nam des accords d’aide militaire, que la France se charge de mettre en œuvre. Ainsi, les États-Unis, pourtant profondément anti-colonialistes mais agissant maintenant dans le cadre de la guerre froide, mettent le doigt dans un engrenage qui s'avèrera fatal, et ont en particulier continué cette aide militaire après le départ des Français de l’Indochine en 1955. Avec l’afflux de matériels militaires des deux côtés, les combats se sont évidemment intensifiés. Avec l'argent et le matériel américains et le sang des légionnaires et des troupes d'Afrique, la France continue à mener une guerre s'inscrivant maintenant dans le cadre de la guerre froide, dans une suite de « scandales » et d'« affaires », comme l'affaire des piastres.

« En revanche, l’économie française tirait profit indirectement de la guerre. Grâce aux apports en devises américaines, non seulement elle n’était plus obérée par les charges militaires, mais encore elle pouvait poursuivre son effort d’investissement et ses achats à l’étranger. La plus grande partie des dollars donnés pour l’Indochine était affectée à l’équilibre des comptes. C’est ce qui faisait dire à un expert qu’on "avait transformé l’armée en une industrie d’expansion”. C’est une des raisons pour laquelle le gouvernement français s’opposait fermement à ce que l’aide financière américaine fût versée directement aux États associés, comme les Américains le souhaitaient…" »

(Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine , Plon, Paris, 1979, p.489).

 

Le savoir faire des Hmong et leurs expériences passées jouèrent également un rôle incitateur. Témoins du sort réservé aux Français sous l’occupation japonaise de l’Indochine, ils estimèrent qu’il était préférable pour eux de continuer à être administrés par les Français avec lesquels ils entretenaient des relations convenables plutôt que d’être soumis à la domination japonaise. C’est pourquoi certains se rangèrent du côté de la résistance française entre 1944 et 1945.

« Ils se sentaient menacés par l’impérialisme japonais et savaient que ces nouveaux maîtres ne respecteraient ni leurs lois, ni leurs coutumes, et qu’ils étaient plus étrangers dans des montagnes d’Indochine que les fab kis (français), venus d’au-delà des mers. »

 Et Lô Wen Teu de confirmer :

« les Hmong trouvaient les Français moins encombrants, parce qu’ils se comportaient de façon plus humaine.»

En parallèle de la guerre conventionnelle, la France mit en place le GCMA (Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés), forces spéciales françaises. Le GCMA avait pour mission d’organiser des interventions de renseignement et de guérilla en utilisant les populations locales. Il joua un rôle essentiel dans leur recrutement, leur armement et leur contrôle. Dans cette guerre, les minorités ethniques ont dû choisir leur camp malgré leur volonté à rester neutres. Leur connaissance du terrain, leur détermination et leur nombre furent d’une précieuse aide pour le GCMA qui n’avait plus qu’à fournir les officiers pour l’encadrement. Pour financer ses actions, le GCMA utilisa par ailleurs l’opium des Hmongs. Ce trafic d’opium sera plus tard reproché au GCMA qui n’avait guère d’autres choix car très peu soutenu par les circuits officiels. Au Vietnam, les Hmongs se rallièrent à la France afin de ne pas tomber sous la tutelle des communistes. En effet, pour les Hmong, attachés à leurs traditions séculaires, à leurs croyances et superstitions, et depuis toujours politiquement structurés par un système clanique, le communisme et son système collectif était un« anathème» Le chef Hmong Chau Quang Lo à la tête d’un des premiers maquis celui de Pha Long, dit aussi maquis Chocolat, dans le nord du Vietnam se remarqua par sa lutte acharnée contre le Vietminh mais aussi contre les Chinois.

Avec l’appui du GCMA dans un premier temps puis sans, il défendit la région de Lao Chai, à frontière sino-vietnamienne de 1947 à 1952. Chau Quang Lo dans une lettre qu’il aurait envoyée au Vietminh, et dont le contenu est retranscrit par Jean Lartéguy, partage cette vision apolitique de l’engagement des Hmong :

« Nous sommes chez nous. Nous ne cherchons pas à vous disputer le pouvoir. Mais nous avons le devoir sacré de défendre notre territoire, d’assurer le bien-être de nos populations. (…) [N]ous ne voulons pas qu’on nous commande et qu’on s’immisce dans nos affaires intérieures. »

Au Laos, les Hmongs ralliés à Touby Lyfoung (intermédiaire officiel auprès des Français et membre du Conseil du Prince de Luang Prabang) furent le choix de la France qui leur avait promis en retour reconnaissance vis-à-vis des Laotiens et accès aux progrès. La constitution laotienne de 1949 donnera ainsi la citoyenneté laotienne aux Hmong. Touby Lyfoung aida donc le GCMA à organiser le maquis Hmong. Les partisans de Faydang Lo qui s’étaient déjà alliés aux Japonais et au prince au Prince Phetsarath, rejoignirent le camp communiste. Cette position offrit à Faydang un haut poste dans le gouvernement de la RPDL (République Populaire Démocratique du Laos) en 1975. C’est aussi au cours de cette période, en 1946, qu’un jeune Hmong du nom de Vang Pao, rencontra le capitaine Bichelot puis le capitaine Fret. Voyant en lui un moyen pour rallier les Hmongs à leur cause, ils le formèrent progressivement aux fonctions d’officier.

 

En 1954, la quasi-totalité de l’armée française est assiégée à Dien Bien Phu par les troupes vietnamiennes. Sous l’impulsion de Touby Lyfoung et du capitaine Sassi, Vang Pao partit secourir les Français avec plus de 2000 soldats, pour la plupart Hmongs. Malheureusement, le 7 mai 1954 Dien Bien Phu tomba avant leur arrivée. Dien Bien Phu La chute de Dien Bien Phu puis les accords de Genève du 21 juillet 1954 marquèrent la fin de la première guerre d’Indochine mais aussi celle du colonialisme français en Asie du sud-est. Dans leur retrait, les Français abandonnèrent la guérilla Hmong et celle des autres ethnies, oubliées à Genève car faisant partie de la guerre secrète menée par le GCMA. Pour échapper aux représailles, une grande partie des combattants fuirent vers le Laos. Le colonel de l'armée française Jean Sassi écrira plus tard :

« Un hommage solennel doit être rendu à nos partisans Méos, Laos, Thaïs et à leurs populations qui, pendant des années de lourds sacrifices et de combats meurtriers à nos côtés, ont largement prouvé que la France était leur patrie, tout autant que l’Indochine était devenue la notre. »  

 

(Lu sur : Peuple Hmong)

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:29

http://media.rtl.fr/online/image/2009/0904/5927266683_Une-pilule-du-lendemain.jpgMme Poletti, député UMP est l'auteur d'un intéressant rapport, reconnaissant les « séquelles psychologiques ultérieures constatés par tous les professionnels de santé »1.De plus cette étude montre que « deux tiers des jeunes femmes de 16 à 25 ans avaient utilisé une méthode contraceptive avant leur IVG », soit près de 10 000 jeunes femmes. « en 2005, 85,1 % des personnes âgées de 15 à 24 ans sexuellement actives déclaraient '' faire quelque chose pour éviter une grossesse''. Pourtant, le taux des IVG des jeunes adolescentes ne cesse de croître, révélant ainsi les échecs de leur contraception. »2 Alors pourquoi cette hausse ? Ne serai-ce pas dû comme le souligne le rapport de David Paton et Saourafel Girma, tous les deux professeur à la très sérieuse Nottingham university, publié dans le Journal of Health Economics, une très sérieuse étude3, montrant que plus l'offre de moyen contraceptif croît plus le nombre de grossesse non-désiré (et donc d'IVG) augmentant par simple effet de levier ?

Le panel de cette enquête est composé de jeunes sur sur la période allant de 1998 à 2004. Ils ont comparés le nombre de grossesses non-désirées entre les les régions de Grande-Bretagne où la pilule du lendemain est fournie gratuitement en pharmacie aux adolescentes de moins de 16 ans et celles où une prescription médicale est nécessaire. Alors que le phénomène des grossesses adolescentes se réduisant au tournant du millénaire, la mise en place en 2004 de régions tests où étaient délivrés gratuitement les pilules du lendemain aux adolescentes, provoqua une nouvelle hausse de ces grossesses.

Une autre enquête mené internationalement4, celle-ci, conclu ainsi : « À ce jour, aucune étude n'a montré que l'accès accru à la contraception d'urgence réduit les grossesses non désirées ou les taux d'avortement.

De plus le rapport de Mme Poletti, montre qu' « une adolescente sur cinq pense que la pilule la protège également du Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), si bien qu'en cas de gratuité les rapports peuvent être encore moins protégé et donc plus dangereux pour les deux partenaires.. ».

Celui de D. Paton va plus loin donnant des chiffres, constatant une hausse de 12% des maladies sexuellement transmissibles.5 Le rapport de la député UMP, insiste sur le coût élevé de la contraception6 (p.21). Alors que le pays connaît des difficultés économiques et financières, est-ce bien judicieux de financer un programme qui sera destructeur de notre économie, puisque ne rapportant que des voix dans les urnes. Ce même rapport souligne que les différents « Pass Contraception » « n’ont pas donné les résultats escomptés puisqu’un recours de plus en plus fréquent à la contraception d’urgence et aux interruptions volontaires de grossesse est aujourd’hui constaté. »7 De plus, tout au long de ce rapport, elle note que la formation dispensé aux jeunes est insuffisantes, même si elle est bonne, et qu'il faudrait changer la nature même de l'adolescence pour que ces volontaristes touchent leur objectifs.

 

Voici les mesures proposés à la fin de son rapport :

1) Garantir, en concertation avec la Caisse nationale d’assurance maladie, un accès anonyme et gratuit à la contraception

2) Etudier les modalités d’un accès anonyme et gratuit pour les jeunes femmes de plus 18 ans

3) Engager, sans tarder, des négociations avec les laboratoires pharmaceutiques, afin de parvenir à un accord sur le remboursement des pilules de troisième génération, des timbres contraceptifs et des anneaux vaginaux, et d’offrir ainsi effectivement à chaque femme et plus précisément à chaque mineure, le moyen contraceptif le plus adapté à son corps et à ses modes de vie.

4) Former les professeurs des écoles et les professeurs de sciences et vie de la Terre des collèges et lycées à une éducation progressive.

5) Accompagner les enseignants des établissements de l’enseignement primaire et secondaire :

– en définissant au plan national des guides de ressources adaptés à chaque niveau ;

– en mettant à leur disposition, dans chaque académie, des équipes de formateurs spécialistes de l’éducation à la sexualité.

6) S’assurer que les manuels de sciences et vie de la Terre (SVT) contiennent des notions appropriées sur la fécondation

7) Prévoir, au début de chaque année scolaire, l’inscription obligatoire des séances annuelles d’éducation à la sexualité

8) Améliorer la coordination entre les rectorats et les agences régionales de santé (ARS).

9) rechercher avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) les moyens d’inventer à destination des enfants les plus jeunes, des actions ludiques d’information sur la sexualité auxquelles leurs parents seraient associés.

10) Étendre au plan national le système d’information interactif « Info ado » mis en place à Strasbourg par le professeur Nisand.

11) Lancer de nouvelles campagnes nationales d’information sur la contraception, déclinées aux plans national et local, afin de mieux faire connaître la variété des méthodes contraceptives à la disposition des femmes et des hommes et de rappeler les conditions d’observance de chacune d’entre elles.

12)Alerter l’ensemble des parents sur les réalités actuelles de la sexualité des adolescents.

  Mesure plus démagogique les unes que les autres, mais dont le maître mot est communication, pour créer une génération de complexé qui auront besoin d'un psychologue pour analyser leur comportement sexuel, ce demandant pourquoi ils se sont senti obliger de faire fonctionner la machinerie, en subissant l'effet de groupe, même s'ils n'étaient pas encore prêt...

_______________

1 Bérengère Poletti, Rapport d'information fait au nom de la délégation des droits des femmes et à l'égalité des

chances entre les hommes et les femmes sur la contraception des mineures, Assemblée Nationale, Paris, 2011, p.5

2 Ibid, p.12

3 Sourafel Girma et David Paton, « The impact of emergency birth control on teen pregnancy and STIs », Journal of

Health Economics, Elsevier, Amsterdam , 2011, pp. 373-380

4 Elisabeth Raymond, James Trussel et Chelsea Polis, « Population effect of increased access to emergency

contraceptive pills », Obstetrics and Gynecology,Hagerstown, 2007; pp. 181-188.

5 Bérengère Poletti, Rapport..., op. Cit, p. 14

6 Ibid, p.21

7 Ibid, p.25

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 14:02

Discours traduit par Jeanne Smits :

 

"C’est avec joie que je vous reçois aujourd’hui, peu de jours après la béatification de Jean-Paul II qui, il y a trente ans comme nous venons de l'entendre, a voulu fonder à la fois le Conseil pontifical pour la famille et votre Institut pontifical ; deux organismes qui montrent à quel point il avait une ferme conviction de l’importance décisive de la famille pour l’Eglise et pour la société. Je salue les représentants de votre grande communauté, qui a désormais essaimé sur tous les continents tout comme la valeureuse fondation pour le mariage et la famille que j’ai créée en vue de soutenir votre mission. Je remercie le président, Mgr Melina, pour les paroles qu’il m’a adressées au nom de tous. Jean-Paul II, le nouveau bienheureux, qui – comme on l’a rappelé – était victime il y a exactement 30 jours aujourd’hui d’une terrible tentative d’assassinat sur la Place Saint-Pierre, vous a confié de manière toute spéciale, en vue de l’étude, de la recherche et de la diffusion, ses « catéchèses sur l’amour humain », qui contiennent une réflexion profonde sur le corps humain. Conjuguer la théologie du corps avec la théologie de l’amour pour trouver l’unité du voyage de l’homme, voilà le thème que je voudrais vous indiquer comme horizon de votre travail.

 

Peu après la mort de Michel-Ange, on appela Paolo Veronese devant l’Inquisition sous le chef d’avoir dépeint des images impropres dans une représentation de la Dernière Cène. Le peintre répondit que dans la Chapelle Sixtine aussi, les corps étaient montrés nus et avec peu de respect. C’est l’inquisiteur lui-même qui a défendu Michel-Ange avec cette réplique devenue célèbre : « Ne savez-vous pas qu’il n’y a rien dans ces images qui ne soit de l’esprit ? » Nous autres, modernes, avons du mal à comprendre ces paroles, parce que le corps nous semble être une matière inerte, pesante, opposée à la connaissance et à la liberté propres à l’esprit. Mais les corps peints par Michel-Ange sont habités par la lumière, la vie, la splendeur. Il voulait ainsi montrer que nos corps recèlent un mystère. En eux, l’esprit se manifeste et opère. Nous sommes appelés à être des corps spirituels, comme le dit saint Paul (1 Cor, 15, 44). Nous pouvons dès lors nous demander : cette destinée des corps peut-elle illuminer les étapes de son voyage ? Si notre corps est appelé à être spirituel, son histoire ne devrait-elle pas être celle de l’alliance entre le corps et l’esprit ? En fait, loin de s’opposer à l’esprit, le corps est ce lieu où l’esprit peut demeurer. A la lumière de cela il est possible de comprendre que nos corps ne sont pas inertes, pesants, mais qu’ils parlent – si nous savons les entendre – le langage de l’amour véritable.

 

Le premier mot de ce langage, nous le trouvons dans la création de l’homme. Le corps nous parle d’une origine que nous ne nous sommes pas conférée à nous-mêmes. « C’est toi qui m’as tissé dans le sein de ma mère », dit le Psalmiste au Seigneur (Ps 139, 13). Nous pouvons affirmer que le corps, en nous révélant l’Origine, porte en lui-même une signification filiale, puisqu’il nous rappelle notre génération qui renvoie, à travers nos parents qui nous ont transmis la vie, à Dieu Créateur. Ce n’est qu’en reconnaissant l’amour originel qui lui a donné la vie que l’homme peut s’accepter lui-même, qu’il peut se réconcilier avec la nature et avec le monde. A la création d’Adam succède celle d’Eve. La chair, reçue de Dieu, est appelée à rendre possible l’union d’amour entre l’homme et la femme et à transmettre la vie. Les corps d’Adam et d’Eve apparaissent, avant la Chute, en parfaite harmonie. Il y a en eux un langage qu’ils n’ont pas créé, un éros enraciné dans leur être, qui les invite à se recevoir mutuellement du Créateur, afin de pouvoir ainsi se donner.

 

Ainsi, nous comprenons que dans l’amour, l’homme est « recréé ». « Incipit vita nova », dit Dante (Vita Nuova I, 1) – « la nouvelle vie commence », la vie de la nouvelle union des deux en une seule chair. La véritable fascination de la sexualité naît de la grandeur de cet horizon qui révèle la beauté intégrale, l’univers de l’autre personne et du « nous » qui naît de l’union, la promesse de la communion qui s’y cache, la nouvelle fécondité, le chemin que l’amour ouvre vers Dieu, source de l’amour. L’union en une seule chair devient ainsi union pour la vie afin que l’homme et la femme puissent aussi devenir un seul esprit. De cette manière s’ouvre un chemin où le corps nous enseigne la valeur du temps, de la lente maturation dans l’amour. A cette lumière, la vertu de chasteté reçoit une nouvelle signification. Il ne s’agit pas d’un « non » aux plaisirs et à la joie de la vie, mais du grand « oui » à la vie en tant que communication profonde entre personnes, qui a besoin de temps et de respect, dans un voyage ensemble vers la plénitude, et en tant qu’amour qui devient capable d’engendrer la vie et d’accueillir généreusement la nouvelle vie qui naît.

 

Il est certain que le corps contient aussi un langage négatif ; il nous parle de l’oppression de l’autre, du désir de posséder et d’exploiter. Néanmoins, nous savons que ce langage n’appartient pas au dessein originel de Dieu, mais est le fruit du péché. Lorsqu’il est détaché de sa signification filiale, de son lien avec le Créateur, le corps se rebelle contre l’homme, il perd sa capacité à faire transparaître la communion, et il devient le lieu de l’appropriation de l’autre. N’est-ce pas là par hasard le drame de la sexualité, qui aujourd’hui reste enfermée dans la sphère étroite du corps lui-même, et dans l’émotivité, mais qui en réalité ne peut se réaliser que dans l’appel à quelque chose de plus grand ? A cet égard, Jean-Paul II parlait de l’humilité du corps. Un personnage de Claudel dit à son bien-aimé : « La promesse que mon corps t'a fait, je suis incapable de l'accomplir » ; à quoi suit la réponse: « Le corps se rompt, mais pas la promesse … » ( Le Soulier de satin , Jour III, Scène XIII). La force de cette promesse explique comment la Chute n’est pas le dernier mot sur le corps dans l’histoire de la Rédemption. Dieu offre aussi à l’homme un chemin de rédemption du corps, dont le langage est préservé au sein de la famille.

 

Si après la chute Eve reçoit ce nom : Mère des vivants, c’est la preuve que la force du péché ne parvient pas à annuler le langage originel du corps, la bénédiction de la vie que Dieu continue d’offrir lorsque l’homme et la femme s’unissent en une seule chair. La famille, voilà le lieu où la théologie du corps et la théologie de l’amour se recoupent. C’est ici que l’on apprend la bonté du corps, le témoignage qu'il rend d’une origine bonne, dans l’expérience de l’amour que nous recevons de nos parents. Ici se vit le don de soi dans une seule chair, dans la charité conjugale qui unit les époux. Ici s’expérimente la fécondité de l’amour, et ici nos vies s’entrelacent avec celle des autres générations. C’est au sein de la famille que l’homme découvre sa rationalité, non comme un individu autonome qui s’auto-réalise, mais en tant que fils, époux, parent, dont l’identité se fonde dans le fait d’être appelé à l’amour, de se recevoir des autres et de se donner aux autres.

 

Ce chemin de la création trouve sa plénitude dans l’Incarnation, avec la venue du Christ. Dieu a assumé le corps, il s’y est révélé. Le mouvement ascendant du corps s’insère ici dans un autre mouvement plus primordial, le mouvement humble de Dieu qui s’abaisse vers le corps, pour pouvoir l’élever vers lui. En tant que Fils, il a reçu un corps filial dans la gratitude et dans l’écoute du Père, et il a donné ce corps pour nous, pour engendrer ainsi le corps nouveau de l’Eglise. La liturgie de l’Ascension chante cette histoire de la chair, pécheresse en Adam, assumée et sauvée dans le Christ. C’est une chair qui se remplit toujours davantage de lumière et de l’Esprit, remplie de Dieu. C’est ainsi qu’apparaît la profondeur de la théologie du corps. Celle-ci, lorsqu’elle est lue à la lumière de la tradition, évite l’écueil de la superficialité et accepte d’intégrer la grandeur de la vocation à l’amour, qui est un appel à la communion des personnes dans la double forme de la vie dans la virginité et dans le mariage.

 

 Chers amis, votre Institut a été placé sous la protection de la Madone. Sur Marie, Dante dit des paroles qui illuminent la théologie du corps : « En ton sein se ralluma l'amour » (Paradiso XXXIII, 7). Dans son corps de femme, a pris corps cet Amour qui engendre l’Eglise. La Mère du Seigneur continue de protéger votre chemin et à rendre fécond votre travail et votre enseignement, au service de la mission de l’Eglise pour la famille et la société. Que vous accompagne la Bénédiction apostolique, que je vous accorde de grand cœur. Merci."

 

Les termes mis en gras sont un choix qui relève de notre avis, que nous pensons être important à souligner pour le lecteur pressé...

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:36

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/da/Maxime_Gremetz_à_Amiens_(cropped).JPG/225px-Maxime_Gremetz_à_Amiens_(cropped).JPG

Maxime Gremetz, député de la Somme, affilié au partie communiste a enfin quitté la chambre. En effet, ce personnage est connu pour son emportement et son caractère plus qu'ombrageux... Jugé plutôt :

  • en 1998, il a été condamné pour avoir « bousculé » un gendarme, lors d'une cérémonie officielle, avec sa propre voiture ;

  • en 2006, il remercie trois collaborateurs parlementaires, mais ces derniers se sont dits victimes de «harcèlement moral» de la part du député et est condamné par les prud'hommes à verser plus de 50 000 euros.

  • en 2008, il avait saccagé le bureau du député communiste, Daniel Paul, président du groupe Gauche démocrate et républicain, car il jugeait que ce groupe parlementaire ne lui laissé pas suffisamment la parole ;

  • la même année, lors d'une séance du conseil régional de Picardie, il a repoussé et fait chuter le socialiste Gilles Seguin ;

  • le 23 mars 2011, il est exclu temporairement de l'Assemblée nationale et privé pour deux mois de la moitié de son indemnité parlementaire après avoir interrompu une réunion parlementaire consacrée aux accidents nucléaires de Fukushima au Japon, en intimant l'ordre aux ministres de déplacer leurs voitures mal garées selon lui.

 

Voilà un exemple typique de démocrate, ne respectant aucune règle, pensant que tout lui est dû parce qu'il est élu député. Il a été reconduit du fait de son populisme attachant, année après année, depuis 1978. Tel un antique dinosaure, il tente de suivre les traces de Marchais, mais avec beaucoup moins de panache que celui-ci. Voyant qu'il n'est pas totalement libre de faire ce qu'il veut au sein de l'hémycicle, il a décidé de démissionner « estimant ne plus pouvoir remplir ses fonctions dans des conditions satisfaisantes », selon un de ses proches. Mais de qui se moque-t-on ? Evidemment du peuple français, qui pendant ce temps là, connaît des difficultés économiques pratiquement sans précédent, des difficultés sociales et sans parler de l'absence criante de valeurs gangrénant l'ensemble de notre société et amenant à l'exclusion des plus faibles ; voilà ce qui se passe pendant que ces messieurs les députés font joujou dans leur grand bac à sable... Et rien ne prouve que ce Maxime, ne se représentera pas en 2012, voir il est peut-être déjà en train de préparer sa campagne ; c'est que ça prend du temps de se faire élire ma bonne dame...

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 07:45

http://image.spreadshirt.net/image-server/image/composition/16020597/view/1/type/png/width/178/height/178/noir-france-afrique-t-shirts_design.pngPlus de 50 millions de travailleurs africains doivent être invités en Europe du fait d'un accord secret en vu d'une migration de grande envergure, selon le Daily Express. L'ouverture d'un « Pôle Emploi» financé par le contribuable européen au Mali, cette semaine n'est que la première étape vers la promotion de la « libre circulation des personnes entre l'Afrique et l'UE. »

 

 

Les économistes de Bruxelles prétendent que les différents Etats de l'UE auraient «besoins» de 56 millions de travailleurs immigrés d'ici à 2050 pour compenser le «déclin démographique» en raison de la dénatalité et de l'augmentation de la mortalité à travers l'Europe. Le rapport, par l'organisme statistique Eurostat, tente de prouver qu'un grand nombre de migrants pourraient être nécessaires pour combler les déficit en deux ans si l'Europe veut garder l'espoir de financer les besoins de retraite et de santé de sa population de plus en plus âgées.

 

Ce rapport dit en substance: « Les pays ayant des taux de fécondité faible pourrait exiger un nombre important d'immigrants au cours des décennies à venir si ils veulent maintenir le nombre actuel de personnes en âge de travailler. Avoir suffisamment de personnes en âge de travailler est vital pour l'économie et des recettes fiscales. »

 

Le rapport, rédigé par l'eurodéputé français Françoise Castex, demande à ce que les immigrants bénéficient de droits juridiques ainsi que l'accès aux prestations sociales . Mme Castex, a déclaré: «Il est urgent que les Etats membres aient une approche sereine de l'immigration. Pour dire «oui», nous avons besoin de l'immigration ... ce n'est pas un nouveau développement, nous devons l'accepter. » Les propositions comprennent la création d'une" carte " bleu, sur la base de la carte verte américaine. Les titulaires de carte bleue seraient en droit de se déplacer librement dans toute l'UE. La nuit dernière, Sir Andrew Green, du think thank MigrationWatchUK a déclaré: «L'Angleterre, la Hollande, est déjà le pays le plus peuplé en Europe. A l'heure actuelle, nous devons construire l'équivalent de sept villes de la taille de Birmingham, dans les 25 ans à venir, pour les installés les migrants attendu par le gouvernement. » Il continue en déclarant : «Le gouvernement doit veiller à ce que ces permis de travail ne soientt pas valables pour le Royaume-Uni. Des niveaux plus élevés d'immigration sont la dernière chose dont nous avons besoin d'une récession prochaine. » Ombres et ministre de l'Intérieur Dominic Grieve a dit: «Lorsque les ministres sont des mots durs sur les efforts pour contrôler l'immigration, ils ont besoin pour fournir une explication claire que la politique nationale n'est pas miné par la petite porte à Bruxelles. » Le UK Independence Party leader Nigel Farage attaque vivement cette décision en disant : « Le plus tôt sera le mieux pour la Grande-Bretagne de reprendre le contrôle de la politique d'immigration. » nos voisins d'outre-Manche ont parfois un indéniable bon sens dans leur souverainisme pointilleux...

 

Les propositions - le cadre du partenariat Afrique-UE signé en Décembre dernier Portugal - met également en garde sur les effets négatifs de l'immigration de masse et appelle à «une meilleure intégration des migrants africains". Il appelle aussi à une approche compatissante aux huit millions d'immigrés illégaux qui vivent déjà dans l'UE. Il déclare: «Les migrants irréguliers ne doivent pas être traités comme des criminels. Beaucoup risque de leur vie en quête de liberté ou des moyens

de subsistance existant [ou supposés se trouver] en Europe. Tant que l'UE a un niveau de vie supérieur à ceux de ces pays, la tentation existe à venir. »

 

La déclaration appelle l'UE à aider les gouvernements africains à mettre en place des « centres d'information de migration » afin de mieux gérer la mobilité des travailleurs entre l'Afrique et l'UE".

 

Le premier étant le pôle emploi a ouvert à Bamako. D'autres centres devraient ouvrir prochainement dans les Etats ouest africains et d'autres plus tard en Afrique du Nord. Le Daily Express a révélé que, dans une apparente contradiction de la politique de l'immigration, des milliers de migrants - comme Kanouté Tieny du Mali – touchent plus de 6200 € de subventions par l'UE à rentrer chez eux en Afrique.

 

Source : Express.co.uk 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:25

3871bd64012152bfb53fdf04b401193f.jpgTrente ans après son élection, le vrai bilan de Mitterrand :

Il y a tout juste trente ans, le dimanche 10 mai 1981, François Mitterrand était élu à l'Elysée après deux échecs en 1965 et en 1974. La gauche pour la première fois sous la Ve République revenait au pouvoir. Lyrique, Jack Lang indiquait alors que la France était passée par ce vote des ténèbres à la lumière. François Mitterrand, malgré son bilan calamiteux dans quasiment tous les domaines, qui fut le seul de tous les présidents de la République à accomplir deux septennats complets, jouit encore d'une popularité importante.

 

Ainsi que l'écrit le quotidien Metro, « la Tonton mania fait recette ». On ne compte plus les livres, les colloques, les émissions de télévision, les numéros hors-série de revues consacrés à la célébration des trente ans de l'accession à la magistrature suprême de l'homme de Jarnac. Le Parti socialiste en fait lui-même des tonnes : il met en vente une planche de timbres homologuée par La Poste et des tee-shirts à son effigie. Technique oblige, une application I-phone gratuite a même été créée rue de Solferino. Elle permet de réécouter des phrases célèbres de François Mitterrand ou carrément de se prendre en photo avec lui. Le 10 mai le PS a organisé une journée portes ouvertes de 11 heures à 20 heures 30 à son siège national.

 

On pouvait y entendre des témoignages sur un écran de télévision, voir une exposition de photos, la journée étant conclue par un discours de la première secrétaire Martine Aubry qui s'est naturellement revendiquée de ce parrainage à l'instar de tous les postulants socialistes déclarés ou putatifs. A la traîne dans les enquêtes d'opinion, Ségolène Royal a été la première, le 8 mai, devant les militants de son club Désirs d'avenir, à célébrer la mémoire du seul président socialiste de la Ve République. Quant à son ex-concubin François Hollande, il s'est rendu le 10 à Château-Chinon, fief du défunt président. Les lieutenants de Dominique Strauss-Kahn se réclament également de l'héritage de Mitterrand. Même le très gauchiste Jean-Luc Mélenchon se place ouvertement dans la lignée du fondateur du parti dʼEpinay. « Ce que je retiens de François Mitterrand, c'est avant tout l'esprit de conquête, le long parcours de la gauche avec lui pour accéder au pouvoir. Sa ténacité, son obstination dans le combat, après tant d'échecs, sa capacité à réussir le rassemblement de la gauche. »

 

Des propos qui devraient faire réfléchir les communistes qui s'apprêtent à soutenir officiellement sa candidature à la présidentielle de 2012. Car Mitterrand a œuvré très efficacement à l'effondrement du PC, en ayant notamment l'habileté de nommer quatre ministres communistes au gouvernement en 1981 ce qui rendait “Fabien” corresponsable de la politique menée. Cet engouement des socialistes pour leur ancien homme fort s'explique par leur incapacité à placer l'un des leurs à l'Elysée (ils ont échoué trois fois de suite à la présidentielle, en 1995, en 2002 et en 2007) et par leur souci de plaire aux Français qui, à en croire les sondages, conservent majoritairement un bon souvenir de l'ex-chef de l'État. Si Mitterrand est aujourd'hui populaire, ce qui fut loin d'être toujours le cas lorsqu'il était aux responsabilités, c'est que ses successeurs sont bien plus médiocres encore que lui, nettement plus indignes de la fonction comme le prouve notamment le côté bling-bling de Sarkozy et la façon détestable dont il met en scène sa vie privée pour le moins tumultueuse.

 

Sans même parler de DSK roulant en Rolls à Paris et affichant sans vergogne son train de vie de milliardaire. La dégénérescence intellectuelle et mentale de nos dirigeants ne cessant de s'accélérer, il est somme toute logique que beaucoup de nos compatriotes aient une certaine nostalgie pour un passé qui n'est finalement pas si lointain. Inutile pourtant de compter sur nous pour participer à cette floraison de dithyrambes sur la personne et l'action de Mitterrand. Car il n'est pas de domaines où, tout au long de son interminable présidence, la situation ne se soit considérablement dégradée.

Le président socialiste avait promis que, lui à l'Elysée, il n'y aurait jamais deux millions de chômeurs en France. Ils étaient 1,8 million à la veille de son accession à la magistrature suprême, ils seront officiellement près de trois millions (bien plus en réalité) quatorze ans plus tard. Le développement du quart monde, l'apparition des Restos du coeur, puis du RMI, les nouveaux pauvres, c'est la génération Mitterrand. Et à côté de cette misère que l'on ne peut plus cacher triomphe impunément sous son règne l'argent-roi. Ses deux septennats sont ceux des scandales en tous genres, plus nauséabonds les uns que les autres : affaires du Carrefour du développement, des Irlandais de Vincennes, du Rainbow Warrior, affaires Luchaire, Péchiney, Urba-Gracco.


A l'instar de Chirac, Mitterrand ne doit son accession à la présidence de la République qu'à de l'argent sale, à des fonds occultes. Il avait d'ailleurs un jour établi à la télévision un subtil distinguo entre voler pour son parti, ce qui selon lui était absolutoire, et voler à des fins d'enrichissement personnel — comme si le fait d'être élu à des postes prestigieux et rémunérateurs ne contribuait pas à une forte hausse du train de vie ! Il est certain que dans la généralisation de la corruption morale, dans l'affaissement de l'esprit civique, dans l'érosion du sens du devoir et de l'esprit de responsabilité, dans le triomphe du cynisme, les années Mitterrand sont pour beaucoup. Que l'on songe à l'ahurissant aveu de Georgina Dufoix, pourtant directement mêlée à l'abominable scandale du sang contaminé : « Je me sens responsable mais pas coupable ».


L'homme est également entouré de morts suspectes, celles de son conseiller François de Grossouvre retrouvé suicidé à l'Elysée, de son Premier ministre Pierre Bérégovoy. De même ne saura-t-on jamais pour qui son ami Roger-Patrice Pelat, providentiellement disparu, s'était livré à un délit d'initiés. La mobilisation de services entiers de lʼEtat, l'activation permanente de la cellule élyséenne avec le fameux système des écoutes pour loger, nourrir et surtout protéger des regards indiscrets sa maîtresse Anne Pingeot et sa fille adultérine Mazarine sont dignes des moeurs dʼune République bananière. Alors que Mitterrand prétendait aimer charnellement la France à la différence de De Gaulle qui sʼen faisait une idée confondue avec sa personne, c'est sous sa magistrature suprême que la décadence morale, dont il nʼest certes pas le seul responsable, a atteint des profondeurs inouïes. Il livre pieds et poings liés les honnêtes gens à la pègre avec lʼabolition de la peine de mort (octobre 1981).

 

La vulgarité à la radio et à la télévision, encore renforcée par la création des radios libres, la privatisation de TF1, l'apparition de chaînes privées comme Canal+, est consécutive à l'arrivée des socialistes au pouvoir. Tout comme la massification de la pornographie, la prolétarisation du vice, le remboursement de l'avortement par la Sécurité sociale dès 1982. Et que dire de la promotion d'un Jack Lang, inamovible ministre de la Culture, inventeur en 1982 de la Gay Pride, symbole du strass, du fric, du sexe et des paillettes, choix d'une démagogie outrancière de la part de l'amateur de vieux livres que fut toute sa vie Mitterrand ? De sa sympathie jamais démentie pour un histrion affairiste comme Bernard Tapie dont il fera même un éphémère ministre de la République ?

L'un des aspects certainement les plus détestables de son héritage, c'est l'invasion migratoire qui s'accéléra sous sa présidence et qu'il favorisa de mille et une manières. En supprimant la préférence nationale dès 1981. En 1981, « La force tranquille », le montrait avec en arrière-plan la campagne bourguignonne et une église villageoise, c'est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu'il s'acharna à faire disparaître au profit des minarets et du turbocapitalisme. Le visage biologique de la France changea en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le nombre des paysans fonds. Une ferme disparaît toutes les quinze minutes. Des régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu'une immigration du Tiers-Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif se déverse aux six coins de notre pays. A peine élu, il est confronté au problème des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C'est à lui que l'on doit la création de la politique dite de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond.

 

C'est sous ses deux mandats que la dette et les déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records tandis que, munificent, le Sphinx annule la dette des pays africains où, en voulant par idéologie imposer de force la démocratie à l'occidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux à grande échelle, au Rwanda notamment. régularisant tous les immigrés clandestins l'année suivante. En instaurant en 1984 la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable. En favorisant les naturalisations massives. En évoquant à répétition dans ses discours et dans ses propositions l'octroi du droit de vote pour les étrangers. En parrainant et en soutenant SOS-Racisme pour de basses raisons politiciennes (diviser la droite), culpabilisant ainsi les Français, minant leurs défenses immunitaires, les divisant (son slogan de campagne en 1988 nétait-il pourtant pas « la France unie » ?) à une époque où il était encore possible de juguler l'immigration extraeuropéenne sans drames excessifs. Alors que son affiche électorale en mai 1981, « La force tranquille », le montrait avec en arrière-plan la campagne bourguignonne et une église villageoise, c'est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu'il s'acharna à faire disparaître au profit des minarets et du turbocapitalisme. Le visage biologique de la France changea en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le nombre des paysans fonds. Une ferme disparaît toutes les quinze minutes. Des régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu'une immigration du Tiers-Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif se déverse aux six coins de notre pays. A peine élu, il est confronté au problème des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C'est à lui que l'on doit la création de la politique dite de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond. C'est sous ses deux mandats que la dette et les déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records tandis que, munificent, le Sphinx annule la dette des pays africains où, en voulant par idéologie imposer de force la démocratie à lʼoccidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux à grande échelle, au Rwanda notamment.

Mitterrand aimait à répéter que, sous sa présidence, jamais la liberté de la presse n'avait été aussi grande. S'il est vrai qu'il n'a jamais poursuivi une publication qui disait du mal de lui, on sait comment il persécuta le journaliste Jean-Edern Hallier, et surtout c'est à lui— qui voulait peut-être se faire pardonner ses liens privilégiés avec l'ancien collaborateur Bousquet — quʼon doit l'adoption de la scélérate loi Fabius- Rocard-Gayssot. De même, cʼest sous son règne — quʼil avait inauguré en se rendant sur la tombe de son intime Georges Dayan, clin d'oeil remarqué à la Communauté qui l'avait fait élire — que fut adoptée la loi dʼexception Neiertz créant un délit d'entrave à lʼIVG et qui conduisit le docteur Dor en prison ! C'est encore sous sa présidence que la liberté de circulation, d'affichage, de réunion, de manifestation, d'expression, encore très étendue sous Giscard, se réduisit comme peau de chagrin. Que l'on pense notamment au fameux harcèlement démocratique institué à partir de 1990 par Jean-Christophe Cambadélis et à la promotion de mouvements subversifs et liberticides comme Ras lʼFront.

La suite dans le numéro 2999 de Rivarol...

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 14:08

insu 67Et oui, les caméras de surveillance arrivent partout même dans des villes qui étaient jusque là épargnés par la mise en place de Big Brother... En effet, une ville comme Revel, n'ayant que 9800 habitants possèdent 10 caméras, et une extension de ce réseau est en projet, le nombre de caméra supplémentaire n'est pas encore déterminé. De plus, les forces de sécurité sont elles suffisamment nombreuse pour assurer la protection de tous et verbaliser toutes les infractions, ont peu en douter. De plus, la ville à dû allouer un budget conséquent pour permettre cette installation, préférant ce projet à la réhabilitation de logements sociaux, la sécurité au détriment de l'entente entre les individus.

 

Cette mise en place assure la promotion d’une doctrine criminologique de la « prévention situationnelle » qui vise non plus à agir sur le délinquant potentiel mais à réduire les occasions de délits. Cette doctrine détrône rapidement les objectifs traditionnels de la prévention sociale et place de facto les technologies sécuritaires au coeur des opérations d’aménagements urbains et résidentiels, comme c'est particulièrement le cas ici ; puisque le taux de violence et de dégradation des biens publiques n'est guère élevé, à peine 284 faits constatés. Le but est clairement de pasteurisé la société que le moindre type ayant un peu trop bu, se voit refiler une prune, et donc de rentabiliser le coût de ce système de vidéo-surveillance. Il s'agit évidemment d'un coût électoraliste, puisque les caméras sont placés en centre-ville, où vivent généralement les personnes les plus âgées, ayant un désir sécuritaire plus grand, et votant majoritairement pour les candidats de droite. Or, le maire n'est autre que le sénateur Alain Chatillon, membre du parti Radical, mais rattaché au groupe UMP. Il va donc protéger son électorat...

 

Laissant de faite les plus jeunes et/ou les plus pauvres dans des zones moins bien protégées par la police, mais un peu plus libre...

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 01:02

280px-Vue_saint_sylvain_anjou.jpgC'est la triste histoire de ce petit village d'Anjou :

"Les travaux du futur échangeur de Saint-Sylvain seront-ils réalisés sur les restes de la plus vieille église de la commune ? C'est la question que se pose un Sylvannais féru d'histoire, l'ancien journaliste Alain Body (...)

Passionné d'archéologie, Alain Body rappelle qu'à l'époque de la construction de cette portion de l'autoroute Océane, des fouilles avaient mis en évidence un village mérovingien (V e -XIII e siècle). Selon un archéologue d'Angers, il serait fort probable que le champ sur lequel serait érigée la bretelle contienne, en son sous-sol, « les vestiges de la première église de Saint-Sylvain ».

Cette éventuelle présence, si elle se confirme, ne serait pas sans intérêt. « L'église du Bosquet », comme on l'appelait, aurait donné naissance aux paroisses alentour. « ça serait l'occasion de le vérifier. S'il n'y a pas de fouilles maintenant, il n'y en aura plus jamais », conclut-il. Sensible aux arguments du Sylvannais féru d'histoire, la Direction régionale des affaires culturelles aurait l'intention de réaliser un diagnostic. Le temps presse. Une fois le bitume posé, il sera trop tard".

 

Lahire (SalonBeige)

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:20

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Et voilà, le Président du Monde... Pardon, le Président du FMI, mais, n'est-ce pas pratiquement la même chose ? Donc, nous disions le président du FMI qui est mis en accusation dans une affaire de viol, sur une employée d'un grand hôtel new-yorkais dans lequel il logeait. Le patron de l'hôtel assure que « la jeune femme travaille ici depuis 3 ans et donne entière satisfaction ». Mais ce n'est pas la seule affaire dont DSK va devoir se défendre, en effet, une autre jeune femme aurai subi de sa part une tentative de viol en 2007 et qui devrait le faire dans les jours à venir, à déclaré la mère de la jeune femme sur I télé.

 

L'argent et le pouvoir, finiront-il par succombé devant la justice ? Ce n'est pas encore fait, les avocats de DSK vont tenter par tous les moyens possibles de détruire les différents témoignages qui accablent leur client et la justice dans cette affaire politico-médiatique, ne risque pas d'être rendu selon le droit, mais plutôt dans le sens de l'opinion, pour montrer que la justice est totalement impartiale, alors qu'elle ne peut être indépendante que lorsqu'aucune pression n'est en jeu...

 

Effectivement, cela sans le coup fourré de la part des « services français » pour écarter un candidat pouvant être gênant à notre président. Mais il n'est possible d'attaquer quelqu'un que par là où se trouve son point faible et le point faible de DSK s'est son train de vie, on se souviens de France Soir, nous narrant que le président du FMI payait « des costumes à 35000 euros »  ainsi que ses relations légères, comme en 2008, avec l'une de ses subordonnées à Washington. DSK aime le pouvoir et l'argent et fera tout pour les conserver, même si sa carrière est entaché d'une tare indélébile : les accusations qui pèsent contre lui et qui, même si elles sont infondés, le fera paraître aux yeux de l'opinion comme un éternel coupable. De plus, s'il n'est pas reconnu comme coupable lors de son procès, qui se tiendra peut-être vendredi, il faudra se demander à qui profite le crime ? Ne serai-ce alors pas une magouille politicienne, comme la république française, en a déjà tant faite ? L'intérêt général n'est pas, et ne peut pas, être défendu par de telles hommes, qui ne pensent qu'à leur pouvoir personnelle, car ce pouvoir est fragile et ne dure qu'un temps... Tous les politiques sont pourris par cette soif immodérée et intarissable de puissance et de domination.

 

Le Vrai pouvoir, celui qui permet d'éviter ces « affaires » est d'une autre nature, il est pérenne et les hommes qui l'exercent y sont préparé dès leur naissance !

 

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