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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:30
    Léon Daudet, membre de l'Académie Gongourt au début du XIXème siècle, devint royaliste après son entrevu, en 1904, avec le duc d’Orléans, et ceux même s’il connaissait déjà Charles Maurras et créa avec ce dernier, Henri Vaugeois et Maurice Pujo, le quotidien de l'Action Française. Il a, dès son enfance, côtoyé des écrivains (du salon d’Alphonse Daudet au grenier Goncourt, du salon de Mme de Loynes à la création de l'Académie Goncourt), des scientifiques, des hommes politiques, des journalistes (du Gaulois au Figaro) , des hommes de théâtre, et aura été proche de nombre d'entre eux. Son sens de l'observation, son style enlevé et sa férocité lui ont permis de graver à l’eau forte des milliers de pages de portraits et d’anecdotes qu'on dirait saisis sur le vif.
   
    «Sylla et son destin» traite donc du dictateur romain éponyme, montrant d'un jour bienveillant ce personnage controversé, défenseur de l'ordre contre le chaos démocratique voulu par la caste des Chevaliers, pour obtenir davantage de pouvoir contre les institutions traditionnelles du peuple romain. L'auteur tend à prouver que toutes actions visant à détruire l'ordre au sein d'une nation, ou tout au moins d'un peuple (je ne dirais pas une cité car Rome possède déjà un vaste empire) engendrent une action inverse ramenant à l'ordre primitif. Sylla avait une bonne étoile au dessus de sa tête et en avait conscience, même s'il préparait méticuleusement tous ses coups, comme le grand général qu'il était ; n'a-t-il pas remporté maintes victoires en Grèce ?Il s'agit bien sûr d'une vie romancée, même si l’on voit que Sylla a compris que dans les mouvements de foule, il ne sert à rien de rendre responsable cette dernière mais de s’en prendre directement aux meneurs en les supprimant. La réaction succédant à des périodes de trouble démocratique, ici organisés par les deux Marius (le père et le fils) et Cinna ; Sylla, selon l’auteur, aurai donc permit de remettre à neuf, de redorer la République et lui rendre son faste ainsi que sa puissance d’antan !
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