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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:19
    Inutile de présenter Maurras, qui pour plusieurs générations avant la Seconde Guerre Mondiale a été le maître à pensé, même s'il se gardait de se considérer comme telle. On disait à cette que pour tous jeunes qui voulaient s'engager en politique, il n'y avait que deux chois : Marx ou Maurras... Il est né à Martigues (Bouches-du-Rhône), le 20 avril 1868.
    Charles Maurras grandit dans un milieu traditionaliste et fit ses études au collège catholique d’Aix-en-Provence. Venu adolescent à Paris, il se voua à l’étude des humanités gréco-latines ; à dix-sept ans il publiait son premier article dans les Annales de philosophie chrétienne. Il devait collaborer par la suite à différents journaux et revues : L’Événement, La Revue bleue, La Gazette de France, La Revue encyclopédique. Il s’y faisait le chantre d’une conception classique de la « véritable » pensée française, contre les excès irrationnels du romantisme, qu’il considérait comme une forme de décadence. Marquée par le même traditionalisme, sa pensée politique en fit le défenseur d’un patriotisme, que Maurras qualifiait lui-même de « nationalisme intégral » et qui repose sur la condamnation sans appel des erreurs commises depuis la Révolution, le rejet de tous les principes démocratiques, jugés contraires à l’inégalité naturelle, le retour enfin à une monarchie héréditaire.  Il se lie d'amitié avec Anatole France, qui renforce son agnosticisme et subit l'influence du positivisme d'Auguste Comte. Il rencontre le nationaliste Maurice Barrès, collabore à La Cocarde. Il se range dans le camps des anti-dreyfusards, se convertit à l'idée monarchique. Joseph de Maistre et Louis de Bonald inspirent ses idées politiques, Le Play et La Tour du Pin, ses idées économiques et sociales. Il est le dirigeant et le principal fondateur du quotidien royaliste l’Action française. Son talent littéraire donnait à ses ouvrages théoriques une grande influence dans les milieux cultivés et conservateurs de France, et ses qualités de polémiste lui assuraient une réelle audience dans d'autres, comme l'Académie française. En 1905 il fonde la Ligue d'Action française pour lever des fonds en faveur de L'Action française, devenue l'organe de presse du mouvement. C'est dans cette perspective, celle du « nationalisme intégral » qu'il publia cette Enquête sur la Monarchie.

    Cette Enquête a pour but de montrer la supériorité du système monarchique, où tout au moins sa non-obsolescence, par rapport à la république, dans la perspective d'un état français fort et souverain à même de dépenser les crises internes à toutes nations.  rappelons que le patriotisme , au début du XXème siècle (en 1909), lors de la rédaction de cette ouvrage, était extrêmement fort ; alors que la guerre de 1870, avait laissé une marque indélébile dans le coeur de tous les français par la perte des territoires de l'Alsace-Moselle, il était de bon aloi de manifesté son attachement à la terre sacré de la Patrie. Maurras ne nie pas cela et au contraire montre, par le jeux de discussion avec de grands militants royalistes, que ce courants n'est pas mort et qu'au contraire, il peut même apporté des solutions modernes au différents problèmes qu'à traverser la France. Le Roi permettrai une stabilité plus grande évitant notamment les scandales politico-financiers, qui gangrène la IIIème république et qui la gangrèneront jusqu'à sa chute. Il montre également que le pays "réel", ne participe pas au jeu politique, puisqu'à l'époque seulement une minorité seule vote, (D'ailleurs combien aujourd'hui réfléchisse-t-il réellement à ce qu'il vote en connaissant et en comprenant le jeu politique ? Le peuple n'est-il pas de nos jours abusé par les médias ?) et indique également le peu de personnes impliqués dans des organisations politiques (ce qui n'a d'ailleurs pas changé)... La France doit être un ensemble de communauté indépendante, autonome les unes des autres et non un vaste conglomérat égalitaire ridicule, où seul un pouvoir fort et héréditaire (comme l'est la royauté), peut mettre en place un tel programme de décentralisation.
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