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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 08:59

MolochLe moloch s'ébroue et se réveille. L'élection présidentielle approche ! Vite ! Il faut s'organiser pour savoir quel Auguste personnage va avoir l'honneur de concourir pour le poste suprême, pour fouler de son divin postérieur le fauteuil présidentiel. Allons enfant de la Patrie ! Brandissons l'étendard de la droite et du centre ! Organisons une élection avant l'élection ; une élection ouverte à tous les français se revendiquant comme appartenant à la droite et à ses valeurs.

 

Les valeurs de la droite et du centre ? Des valeurs communes ? Qu'elles sont-elles ? Un Mariton ou un Poisson partagent-ils les mêmes valeurs qu'une NKM ou qu'un Sarkozy ? Les seuls valeurs qu'ils ont en commun est le refus du FN (et encore...) ainsi que le refus de la gauche et tout particulièrement de notre très cher président Hollande, comme presque tous les français. Les partis en procédant ainsi ne veulent-ils pas privatiser l'élection présidentielle à leur fin propre ? De telles élections scindent encore plus le peuple en entité distincte... N'est- ce pas une remis en cause de notre système, n'est-ce pas une parodie de démocratie, l'imposition d'un système étranger ?

 

 

Passons sur ce point philosophique pouvant susciter désaccord et dissention pour se concentrer sur les hommes (et la femme) qui vont concourir à cette élection.

 

Commençons donc par notre ancien président, le sieur Sarkozy, qui veut à toutes forces retrouver le siège qui fut le sien. Il parle, lors de ses différentes interventions, comme un sacrifice qu'il est prêt à refaire pour la France. La solitude du pouvoir êtant un vrai fardeau. De plus, c'est devenu une urgence pour lui pour éviter de faire comme son devancier et de devoir immigrer au Canada pour faire oublier sa condamnation...

 

Affiche Juppé

 

Notre second protagoniste est le toujours jeune et sémillant maire de Bordeaux, Alain Juppé. Le "meilleur d'entre nous" souhaite à plus de 70 ans accomplir son rêve présidentiel. Avec ses affiches de campagnes, il montre bien qu'il veut donner un coup de jeune à la politique, réformer en profondeur l'establishment... Au secours, Giscard !

 

Ah ! La jeunesse ! Ce n'est pas pour déplaire à deux autres anciens ministres de la présidence Sarkozy (Juppé l'ayant lui-même été et ayant été parti prennante de la déclaration de guerre à la Libye), qui veulent incarner le changement, le renouveau du coprs politiaue, alors qu'ils n'apportent guère de nouveauté mais une continuité. Cela est particulièrement vrai pour NKM, qui ne fait que reprendre la ligne de Dominique de Villepin, le charisme et le phrasé en moins. Le Maire, lui, donne l'impression de vraiment vouloir se démarquer, de porter une opposition aux apparatchik du système. Il essaye de prendre la stature nécessaire à la fonction, comme on a pu le voir lors du second débat, où il a siffler la fin de la dispute entre NKM et Sarkozy, palliant ainsi à l'absence de professionnialisme de la part des présentatrice. Malgré tout, il reste plus ou moins inaudible car sa volonté de prendre de la hauteur est régulièrement assimilé à du mépris ou à de la condescendance.

 

Cette image est très loin de celle de Copé qui apparaît plus comme un personnage sympatique. Malgré ses démélés avec la justice, il arrive par devers lui à faire rire ou tout au moins à détendre l'atmosphère par ses lapsus. Mais ce rôle sympatique ne correspond à ce que les français attendent, avec raison, du président de la République.

 

Parlons maintenant de l'anecdotique président du parti des Chrétiens Démocrates dont le seul but n'est pas de se faire élire mais de se faire connaître et d'essayer de peser sur les décisions à venir des Républicains. Sa communication est vacillante, ses propos sur le "lobby juif" furent malheureux et firent douter certains de son appartenance à la famille des Républicains. Il dû s'excuser pour ses propos, battre sa coulpe sur tous les plateaux qui voulaient bien l'accueillir et fut même sommé de s'expliquer sur ses visites à Bachar et à Ménard.

 

Le dernier candidat à le visage grave et la mine austère, les sourcils broussailleux, le visage de l'homme intègre avec un programme cohérent, Fillon, l'image d'Épinal du chef d'edntreprise... de pompe funèbre. L'honnêteté de façade mais il faut se rappeler qu'il a été chef du gouvernement pendant des années et qu'il n'a rien fait pour changer les choses. Pourquoi a-t-il fait si peu à l'époque ? Pourquoi ferai-t-il plus maintenant ?

 

 

Entre eux, et particulièrement lors du second débat, les attaques ont bien eu lieu entre pratiquement tous les candidats. Seul Juppé n'a pas été attaqué ; respect au grand ancien ? Non, car le numéro deux dans les sondages est une cible facile, tous préfèrent tirer sur l'ambulance Sarkozy pour le faire baisser et 6etre au second tour. Ce sont tous des Poulidor en puissance. Le numéro deux (selon les sondages) se démène pour répondre aux attaques sans avoiir le temps de porter le fer à son devancier. Malgré tout, le principal ennemi de Juppé est son âge, qui a été particulièrement visible à la fin du second débat, lorsque des gros plans étaient fait sur chacun des candidats> En effet, on remarquait que ces battements de cil n'étaient pas coordonnées. Aura-t-il la force de passer la primaire ? Pourra-t-il tenir d'une main suffisament solide la rênes du pouvoir ?

 

La guerre des égos à bien lieu à droite, mais elle risque d'être encore plus violente à gauche... 

 

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