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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 10:49

Notre cher président a, hier, trouvé le ton juste, comme il l'avait trouvé au moment de Charlie Hebdo. Mais on ne se paie pas de mots, surtout sur des sujets aussi grave. Ainsi les mesures annoncées sont loin, très loin de ce que nous pouvions attendre (je n'ose dire espérer, vu qu'elles sont de l'ordre du bon sens) comme la fermeture des mosquées de fondamentaliste et l'expulsion des imams qui y prèchent. Mais même ces mesures de bon sens n'ont pas été exprimées. Pourquoi ?


Un ton juste mais de faibles propositions

Le président aurai-t-il encore peur de parler d'islamisme ? Aurai-t-il peur de choquer en prenant des mesures fermes, plutôt qu'uniquement des paroles fermes ? D'ailleurs un encadrement des mosquées n'est-il pas une remise en cause de la loi de 1905 (comme la construction, pour la plupart, des mosquées, au demeurant) ?


Malgré tout, sa proposition principale et qui aura sans doute le plus de mal a être acceptée par la Chambre est la déchéance de nationalité des bi-nationaux. En effet, cette proposition déchire tous les partis (à l'exception du Front National). Le président doit parfaitement le savoir, si bien qu'il souhaite uniquement faire un effet d'annonce, un effet de manche, pour que personne ne puisse l'accuser de n'avoir rien proposé et, en plus, il pourra rejeter la faute sur la droite. C'est ce que l'on appelle un coup double... Mais n'a-t-il vraiment fait que des annonces qui ne s'appliqueront pas ?


La réunion du conseil de sécurité est sans doute la proposition principale et la seule qui pourra être suivi d'effet important. Dans une moindre mesure, une hausse des effectifs de police (et de gendarmerie) ainsi que des douanes est une très bonne chose, mais mettre un flic derrière chaque citoyen peut rassurer, mais ne permettra jamais d'assurer la sécurité des français à 100%, car le loup est déjà dans la bergerie et continuera d'arriver sinon les flux migratoires ne sont pas réduis. Ce renforcement des forces de maintien de l'ordre va de pair avec le renforcement des pouvoirs du président donné par un état d'urgence qui pourrait devenir permanent (déjà pour 3 mois, et nous verrons dans 3 mois pour les revoter pour une période encore plus longue - un certains Jules a déjà fait le coup dans une autre république... - ). La démocratie française va-t-elle donc devenir un état policier au nom de la lutte contre le terrorisme ?


Le chemin sur lequel nous nous engageons est un chemin rude où de grands nombres de dangers nous guettent, nous marchons sur un chemin escarpé au-dessus de précipices sans fond surplombant la vallée de l'ombre et de la mort.

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